Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Marineland d’Antibes : une vidéo relance la polémique sur le sort des orques et des dauphins, mais l'ONG Sea Sheperd se veut rassurante

Les eaux des bassins des orques et des dauphins sont vertes d'algues. [© Capture d'écran X - @75Secondes]

Alors que Marineland d'Antibes a fermé ses portes le 5 janvier dernier, une vidéo circulant sur les réseaux sociaux relance la polémique sur le sort de ses cétacés. Les orques et les dauphins du parc sont dans l'attente d'un placement dans des sanctuaires et ne sont pas abandonnés, selon l'ONG Sea Sheperd.

Des orques et des dauphins qui tournent en rond dans des bassins verts, infectés d'algues. Voilà ce que l'on peut voir sur une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux

Les images, tournées début mai à l'aide d'un drone, montrent ce qu'il reste du Marineland d'Antibes, fermé depuis le 5 janvier dernier. Au milieu des infrastructures vides, les cétacés semblent être abandonnés à leur triste sort dans «des bassins décrépits».

Des soigneurs s'occupent des animaux, selon la présidente de l'ONG Sea Sheperd

Mais selon la présidente de Sea Sheperd, Lamya Essemlali, la situation est radicalement différente. Selon elle, les bassins sont alimentés par de l'eau de mer «puisée directement dans la Méditerranée à 600m au large et à 70m de profondeur».

Cette eau, qui «passe par des filtres à sable», contient naturellement des algues. Les soigneurs les laissent afin de «se rapprocher du milieu naturel», a-t-elle poursuivi dans un long message posté sur X.

La couleur des bassins est également plus naturelle. Auparavant, elle était translucide à cause du chlore qui y était versé en grande quantité, ce qui causait des soucis de santé aux animaux. La présidente de Sea Sheperd a ensuite pris la défense des soigneurs et des plongeurs qui s'occupent des orques. «La dernière chose dont ils ont besoin à l’heure actuelle est une campagne de diffamation», a-t-elle affirmé.

Un avenir incertain

En novembre dernier, le gouvernement s'était opposé au transfert des cétacés au Japon, exigeant qu'ils soient accueillis dans un parc européen aux normes plus protectrices envers les animaux. Mais, mi-avril, le seul équipé pour recevoir les orques, situé à Tenerife en Espagne, a mis son veto sur leur transfert. 

Aujourd'hui, leur sort reste donc dans une impasse. Les ONG alertent de la nécessité de trouver une solution de toute urgence. De son côté, Agnès Pannier-Runacher a assuré que les autorités veillaient «à ce que les animaux continuent d’être accueillis dans de bonnes conditions, en attente de leur future destination». 

La ministre de la Transition écologique ainsi que des ONG telles que One Voice ou Sea Shepherd seraient en faveur de la création d'un sanctuaire marin, en Europe, où les orques et dauphins pourraient être en semi-liberté. En effet, nés en captivité, les animaux sont incapables de survivre seuls, à l'état sauvage.

Pour rappel, Marineland d'Antibes a fermé en janvier dernier. La raison : le désamour croissant du public pour ce genre de parc et la loi de 2021 concernant le bien-être animal qui interdira, fin 2026 les spectacles des orques et dauphins. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités