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«Ce genre de propos n'a pas lieu d'être, a fortiori lorsqu'on est nommée par le président» : Renaissance tacle la porte-parole du gouvernement qui a annoncé la fin prochaine du macronisme

Sophie Primas a plaidé la maladresse auprès du secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal. [Ludovic MARIN / AFP]

Invitée de la Grande Interview sur CNEWS et Europe 1 ce mardi 20 mai, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas, membre des Républicains, a estimé que «le macronisme [...] trouvera une fin dans les mois qui viennent», provoquant l'ire du parti présidentiel.

Une déclaration qui ne passe pas. Ce mardi 20 mai, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas était invitée de Sonia Mabrouk lors de la Grande Interview, diffusée sur CNEWS et Europe 1.

Interrogée sur la pertinence, pour Bruno Retailleau notamment, d'être membre d'un gouvernement nommé par le président de la République alors qu'il s'oppose à ce dernier, l'ancienne sénatrice membre des Républicains a affirmé que la question ne se posait pas puisque «le macronisme trouvera probablement une fin dans les mois qui viennent».

Les députés Renaissance vent debout

«La question est de savoir comment on rebâtit la suite», après le départ d'Emmanuel Macron de l'Elysée en 2027, a-t-elle poursuivi, tout en rappelant «la situation politique particulière qui est la nôtre aujourd'hui, sans majorité absolue à l'Assemblée nationale, dans une situation de quasi-coalition du bloc central».

Cette déclaration a suscité la colère de plusieurs membres de Renaissance, notamment parmi ses collègues du gouvernement. La ministre à l'Egalité Femmes-Hommes Aurore Bergé a assuré sur X que le macronisme ne mourrait «ni maintenant, ni dans quelques mois, ni dans deux ans».

Ces propos sont «fâcheux, un peu. Inélégant(s), beaucoup», a réagi sur le même réseau social Éric Bothorel, député Renaissance des Côtes-d'Armor.

Sophie Primas plaide la maladresse auprès de Gabriel Attal

«Monsieur le Premier ministre, il va falloir rappeler à certains ministres qu'ils sont membres d'une coalition et… nommés par le président de la République», a également réagi l'ancien ministre de l'Agriculture et député Renaissance Stéphane Travert.

À 13h, ce mardi, le parti présidentiel a assuré sur X que Sophie Primas avait reconnu auprès de son secrétaire général, Gabriel Attal, que ses propos avaient été maladroits, avant d'espérer «qu'à l'avenir, le respect entre nos forces politiques, qui gouvernent ensemble le pays, soit la ligne de conduite qui prévale pour tous».

Le chef du gouvernement, François Bayrou, et le président de la République n'ont pas réagi à cette passe d'arme.

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