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Législative partielle de Saône-et-Loire : le député RN Arnaud Sanvert perd son siège au profit de l'ex-LR Sébastien Martin

Il avait recueilli 25,6% des suffrages au premier tour, se classant deuxième de cette élection législative partielle. [LOIC VENANCE / AFP]

À l'issue du second tour de l'élection législative partielle de Saône-et-Loire qui avait lieu ce dimanche, le candidat divers droite Sébastien Martin (ex-LR) a revendiqué sa victoire, face au député RN Arnaud Sanvert, dont l'élection avait été invalidée.

Il savoure sa victoire. «C'est avec une immense fierté et une profonde gratitude que je vous annonce ma victoire aux élections législatives sur la 5e circonscription de Saône-et-Loire», a déclaré Sébastien Martin, ex-LR, dans un message auprès de l'AFP, assurant avoir recueilli environ 60% des voix, contre 40% pour Arnaud Sanvert du RN au terme du second tour de l'élection législative partielle qui les opposait.

«Je serai un député libre car les seuls à qui je dois quelque chose dans cette élection ce sont les habitants de cette circonscription», a encore expliqué celui qui est également président du Grand Chalon et vice-président du département.

Sur X, le nouveau député a reçu les «félicitations» de Laurent Wauquiez, président du groupe Droite républicaine à l'Assemblée nationale, dont LR fait partie et que Sébastien Martin a promis de rejoindre, même s'il n'a pas renouvelé sa carte de LR. «Tout le groupe Droite républicaine est fier de t'accueillir», a ajouté Laurent Wauquiez.

La gauche divisée n'a pu se hisser au second tour

Âgé de 47 ans, le nouveau député a été attaché parlementaire, conseiller ministériel et consultant. Il avait recueilli 25,6% des suffrages au premier tour, se classant deuxième, bien mieux que les 19% obtenus par Gilles Platret, maire ex-LR de Chalon-sur-Saône qui avait mené la campagne des législatives en 2024 et qui, cette fois-ci, a laissé la place de tête de liste à Sébastien Martin tout en le soutenant.

Arnaud Sanvert, lui, était arrivé en tête à l'issue du premier tour, récoltant 31,92% des suffrages dimanche dernier. Selon le Conseil constitutionnel, sa première élection en 2024 - organisée dans l'urgence de la dissolution - n'était pas valide, en raison d'«irrégularités» observées lors du scrutin.

Après les victoires de LR lors de récentes partielles, et l'élection de son nouveau président, le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, le candidat élu n'a eu de cesse de croire en un retour de la droite.

Il a de plus largement bénéficié, semble-t-il, des appels multiples en faveur d'un large front républicain. N'ayant, cette fois-ci, pas réussi à faire l'union, à la différence de 2024, la gauche divisée a en effet échoué à se hisser au second tour : la candidate LFI Fatima Kouriche n'a recueilli que 8,2% au premier tour, très loin de ses 23% au premier tour de 2024, tandis que le PS Clément Mugnier est arrivé troisième avec 17%.

Les deux avaient appelé à faire barrage au RN, tout comme la maire de Montceau-les-Mines, Marie-Claude Jarrot, également ex-LR et aujourd'hui chez Horizons, qui n'a recueilli que 12% au premier tour. Face à cette réserve de voix dont a disposé Sébastien Martin, le RN Arnaud Sanvert, âgé de 41 ans, ne pouvait guère espérer qu'un sursaut de participation en sa faveur. Ce qui n'a pas été le cas.

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