La CGT cheminots a appelé à la grève les 4, 5 et 11 juin. Un mouvement social qui concerne dans un premier temps les conducteurs, puis l’ensemble des cheminots. Le syndicat entend ainsi dénoncer l’organisation de l’entreprise, mais aussi une refonte de la «prime de traction».
Le trafic de certains trains pourrait prochainement être perturbé. Le syndicat CGT cheminots a appelé à la grève le mercredi 4 juin pour les conducteurs, puis le 5 pour l’ensemble des cheminots, ainsi que le 11 juin prochain.
L’organisation souhaite ainsi peser sur les négociations autour de la refonte de la «prime de traction». Cette somme, qui représente jusqu’à un tiers du salaire des cheminots, est calculée en fonction du nombre de kilomètres parcourus par les conducteurs en un mois, mais aussi du modèle de train et de sa motorisation, du nombre d’heures passées aux commandes de la machine, ou encore du type de ligne.
La CGT entendu également défendre la garantie d’une «prime technicité» selon l’engin conduit, et une «prime production», selon l’amplitude horaire réalisée. Le 11 juin, le mouvement social concernera cette fois les primes des contrôleurs.
Aucun autre syndicat ne suit le mouvement
A noter que l’Unsa Ferroviaire, SUD Rail et la CFDT Cheminots, trois syndicats représentatifs de la SNCF, ont fait savoir qu’ils ne se joindraient pas aux différents mouvements.
La dernière grève SNCF, le week-end du 8 mai dernier, n’avait été que très peu suivie, avec plus de neuf TGV sur dix en circulation.
Pour rappel, le syndicat SUD-Rail et un collectif de contrôleurs baptisé Collectif national ASCT (CNA) avait appelé à la grève les 9, 10 et 11 mai pour réclamer une augmentation de leur prime de travail et une meilleure anticipation des plannings, trop souvent modifiés à la dernière minute d'après eux.