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Fillette frappée dans une école maternelle à Paris : l’enseignante suspendue un an sans versement de salaire

L'institutrice avait déjà été condamnée, en février dernier, à 3.000 euros d'amende, dont la moitié avec sursis. [©Loïc VENANCE / AFP]

Après avoir été condamnée à 3.000 euros d'amende, dont la moitié avec sursis en février dernier, l'enseignante qui avait violenté une fillette de 3 ans en septembre 2024, a été suspendue un an sans versement de salaire, par le rectorat.

Ce sont des images qui avaient choqué et provoqué l'indignation. La professeure des écoles de 52 ans qui avait été filmée, en septembre dernier, en train de frapper une élève de trois ans, a été suspendue un an sans versement de salaire par le rectorat.

Début mai, elle avait reçu une sanction administrative de deux ans de suspension, dont un avec sursis. L'institutrice avait donc déposé un recours auprès du rectorat et du ministère de l'Éducation nationale.

«Cette sanction est extrêmement lourde et disproportionnée. [...] Nous espérons que la durée de cette suspension sans salaire soit réduite. En cas d’échec, ce que nous n’espérons pas, nous saisirons le tribunal administratif», a contesté l'avocat de l'enseignante, Maître Laurent Hazan. La sanction «va à l’encontre de l’enquête interne qui préconisait la clémence et un accompagnement», a-t-il ajouté.

L'enseignante avait aussi déjà été condamnée, le 21 février dernier, à une amende de 3.000 euros, dont la moitié avec sursis, par le tribunal correctionnel de Paris

une rentrée difficile 

Les faits reprochés remontent à la dernière rentrée et se sont déroulés dans l'école maternelle des Frères Voisin, située dans le 15ème arrondissement de Paris. 

Le 3 septembre 2024, la quinquagénaire avait été filmée par une mère d'élève alors qu'elle assénait un coup au niveau du dos d'une fillette de 3 ans en train de pleurer. 

L'enseignante aurait perdu son «sang froid», au lendemain d'une rentrée compliquée, la classe de petite section comptant 29 élèves, dont certains atteints de handicap.

un parcours «sans aucune difficulté»

Suspendue depuis les faits, l'institutrice n'a pas repris l'exercice de son métier. Son avocat a mis en avant le parcours «sans aucune difficulté» de la professeure des écoles, au cours de ses trente années de carrière. 

Les juges y avaient d'ailleurs prêté attention en février dernier en décidant de ne pas inscrire la condamnation de l'enseignante dans son casier judiciaire. Ils avaient tenu compte de «l'intensité du coup porté», du contexte «de forte pression» et du fait qu'il s'agissait d'un «fait isolé». 

Contacté par l'AFP, le rectorat n'a donné de réponses. 

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