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Mohamed Amra ramené à la prison de Condé-sur-Sarthe après avoir gardé le silence face aux juges à Paris

Mohamed Amra a été conduit devant les juges à Paris par une escorte de quatre véhicules et deux motards. [©GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

Le narcotrafiquant Mohamed Amra, extrait ce mercredi matin sous haute sécurité de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), n'a pas répondu aux questions des juges spécialisés sur son évasion meurtrière en mai 2024, lors de son premier interrogatoire à Paris. 

Une première qui n'aura finalement rien donné. Mohamed Amra n'a pas répondu aux juges à l'occasion d'une audition organisée à Paris ce mercredi 11 juin, plus d'un an après son évasion qui avait coûté la vie à deux surveillants pénitentiaires. 

Celui qu'on surnomme «La Mouche» a finalement été ramené dans sa cellule de la prison hautement sécurisée de Condé-sur-Sarthe (Orne). 

Entendu pendant trois heures par les trois juges de la Juridiction nationale de lutte contre le crime organisé (Junalco) chargés des investigations sur son évasion au péage d'Incarville, qui a coûté la vie à deux agents pénitentiaires, Mohamed Amra a fait «de simples déclarations» sans répondre sur le fond, a indiqué son avocat Lucas Montagnier. 

Pour rappel, le narcotrafiquant qui avait fait l'objet d'une notice rouge émise par Interpol est poursuivi pour meurtres en bande organisé en récidive. 

«Nous n'avons pas pu préparer l'interrogatoire»

«Ce choix ne résulte pas d'un procédé, ni d'une défiance vis-à-vis de l'institution judiciaire, mais d'un constat inquiétant. Nous n'avons pas pu préparer cet interrogatoire dans des conditions sereines et conformes aux droits de la défense», a poursuivi Me Montagnier. 

Avec son autre confrère chargé de la défense de Mohamed Amra, Me Benoît David, il a indiqué que son client, en permanence menotté et écouté «répondra aux questions des juges lorsque la confidentialité de nos échanges sera pleinement garantie», a-t-il finalement assuré. 

A noter que pour son extraction de ce mercredi matin, le détenu a été transporté en hélicoptère depuis sa prison de l'Orne, les yeux bandés et un casque anti-bruit sur les oreilles avant de se poser sur la base aérienne de Vélizy-Villacoublay (Yvelines), d'où il a été conduit par une escorte de quatre véhicules et deux motards, le tout, sous le regard du GIGN.

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