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«Ne rien laisser passer» : Bruno Retailleau annonce la dissolution de la «Jeune Garde» et de «Lyon Populaire»

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a annoncé ce jeudi la dissolution en Conseil des ministres de l'organisation d'extrême gauche «La Jeune Garde» et du groupe d'ultradroite «Lyon Populaire».

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau s’est félicité de la dissolution de l’organisation d’extrême gauche «La Jeune Garde» et du groupe d’ultradroite «Lyon Populaire». 

Une mesure décidée ce jeudi en Conseil des ministres. Dans un message posté sur X, le locataire de Beauvau a promis de «ne rien laisser passer».

A contrario, le décret visant à dissoudre le groupe Urgence Palestine, qui avait été annoncé en même temps que ceux de la Jeune Garde et de Lyon Populaire, n’a pas été présenté.

La gauche scandalisée

L’annonce de la dissolution de la Jeune Garde, représentée à l’Assemblée nationale par le député fiché S Raphaël Arnault, a été vivement dénoncée par certains parlementaires insoumis. «Honte à vous qui vous en prenez à des organisations qui luttent contre le fascisme. Vous avez choisi d’être du mauvais côté de l’Histoire», a réagi le député LFI Antoine Léaument.

«Cette décision est une honte pour notre République» a considéré l’élue Clémentine Autain, qui siège du côté du groupe écologiste au Palais-Bourbon. 

A contrario, cette annonce a été applaudie par certains députés. «Merci et bravo Bruno Retailleau», a simplement écrit Mathieu Lefèvre, membre du groupe Ensemble pour la République, présidé par Gabriel Attal, sur X.

Des soupçons de «violences en réunion»

Au-delà d’échanges virulents à l’Assemblée nationale avec Bruno Retailleau et d’autres membres du gouvernement, par le biais de Raphaël Arnault, d’autres membres de la Jeune Garde sont, eux, surveillés par la justice. 

En effet, le 27 juin 2024, huit personnes issues du groupuscule avaient été mises en examen pour «violences en réunion en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion». Les militants de l'organisation «antifasciste» sont soupçonnés d’avoir agressé un adolescent de 15 ans dans le métro parisien sur fond de propos antisémites.

La Jeune Garde saisit le Conseil d'Etat

«Ne comptant pas se laisser faire», la Jeune Garde, a, dans les minutes qui ont suivi la décision gouvernementale, indiqué qu'elle comptait porter un recours devant le Conseil d'Etat.

«Cette décision n'est pas anodine et intervient dans un contexte de fascisation de la société», estime encore le groupuscule d'extrême gauche.

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