Un des deux chauffeurs de l'autocar ukrainien qui s'est renversé vendredi dans la Sarthe a été mis en examen notamment pour homicides involontaires, a indiqué ce dimanche la procureure de Paris.
La procureure de Paris a tranché. Ce dimanche, Laure Beccuau a indiqué que l'un des deux chauffeurs de l'autocar ukrainien, qui transportait des adolescents en voyage scolaire et s'est renversé vendredi dans la Sarthe, faisant quatre morts, a été mis en examen notamment pour homicides involontaires.
Le chauffeur a «interdiction de conduire tout véhicule à moteur» et a «obligation de répondre aux convocations du juge d’instruction», a précisé la procureure dans un communiqué.
Une garde à vue levée
Les deux chauffeurs ukrainiens avaient été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête de flagrance ouverte par le parquet du Mans. «Les dépistages d’alcoolémie et de recherche de stupéfiants réalisés sur leur personne apparaissaient négatifs», peut-on lire dans le communiqué.
La garde à vue du second chauffeur, qui ne conduisait pas au moment des faits, a été levée dès samedi soir, selon le communiqué qui précise que «les investigations se poursuivent désormais sous la direction du juge d’instruction».
Le pronostic vital des 47 blessés n'est plus engagé
L'accident s'était déroulé en fin de matinée au point kilométrique 179 dans le sens Rennes-Le Mans sur l'A81. L'autocar transportait «58 collégiens et lycéens, ainsi que leurs encadrants» ukrainiens, tous en voyage scolaire.
Les adolescents à bord du bus étaient âgés de 15 à 17 ans et venaient de rencontrer des élèves du lycée agricole La Touche de Ploërmel (Morbihan), avait indiqué à l'AFP l'ambassade de l'Ukraine en France. L'autocar avait quitté en matinée Ploërmel pour rentrer à Kitsman, dans l'ouest de l'Ukraine, d'où sont originaires ces adolescents.
«Je suis reconnaissant aux autorités françaises pour la mobilisation massive des services de secours», avait déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, adressant ses «condoléances à toutes les familles des victimes».
Pour l'heure, «le pronostic vital des personnes blessées et hospitalisées, un temps en urgence absolue et relative, n’apparaissait plus engagé», a indiqué la procureure.