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Nice : une marche blanche organisée un an après la mort d'un pompier fauché par un chauffard remis en liberté

Un an après la mort de Jérémie Boulon, pompier fauché par un chauffard sous stupéfiants, ses proches ont organisé une marche blanche à Nice pour honorer sa mémoire. Ils espèrent qu'un jour, justice soit faite. 

Le temps n'effacera pas la peine d'une famille à qui on a enlevé un frère, un père... Un an après la mort de Jérémie Boulon, fauché par un chauffard à Nice (Alpes-Maritimes), sa famille demande que justice soit faite.

Il y a un an, le 25 juin 2024, ce pompier de 41 ans rentrait de son service à scooter sur la Promenade des Anglais lorsqu'il a été mortellement percuté par un groupe d'individus circulant à bord d'une Mercedes qui venait de griller plusieurs feux rouges. Le conducteur et les trois passagers, dont un mineur, ont alors pris la fuite avant d'être rattrapés et arrêtés.

La question de savoir si le conducteur était, ou non, sous l'emprise de stupéfiants, se pose encore. Selon Nicolas Boulon, le frère de Jérémie, une caisse de protoxyde d'azote a été retrouvée dans la voiture : «Le conducteur a avoué avoir consommé deux bouteilles avant de prendre le volant», indique-t-il même à France 3.

L'auteur toujours en liberté

Mis en examen pour «homicide involontaire et mise en danger d'autrui», le chauffard responsable a depuis été remis en liberté sous contrôle judiciaire, et ce malgré les réquisitions du parquet qui demandait son placement en détention. C'est ce qui provoque la colère des proches du défunt pompier. 

«L'enquête n'est pas terminée et ils sont dehors, alors que nous on a pris perpétuité. Eux vivent normalement», déplore Nicolas Boulon. L'objectif des proches de Jérémie Boulon, outre de rendre justice, est de tout faire pour que les lois évoluent afin que de nouvelles victimes ne soient pas à déplorer, comme le fils d'un participant à la marche blanche, lui aussi mort après avoir été percuté par un chauffard. 

«Il n'y a rien d'involontaire, affirme Christian Estrosi, maire Horizons de Nice. Quand on prend le volant sous l'emprise de la drogue, de l'alcool, c'est être un meurtrier potentiel».

La proposition de loi pour créer l'infraction d'homicide routier doit être examiné prochainement par le Sénat, mais elle ne sera quoi qu'il en soit pas rétroactive. 

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