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Présidentielle 2027, référendum sur l'immigration, retraites... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Jordan Bardella

Sur le plateau de CNEWS, Jordan Bardella a appelé Emmanuel Macron a une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale. [CNEWS]

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, était l'invité de «100% politique», ce lundi 30 juin sur CNEWS. Il a notamment évoqué l'élection présidentielle de 2027 ou encore la réforme des retraites.

«Si on ne sauve pas notre pays en 2027, la France peut disparaître», a déclaré Jordan Bardella, ce lundi 30 juin, sur le plateau de CNEWS. Pour sa dernière interview avant la rentrée, le président du Rassemblement national (RN) est revenu sur plusieurs sujets, présidentielle, retraites et immigration en tête.

L'élection présidentielle de 2027

Pour Jordan Bardella, il est possible que le Rassemblement national se retrouve confronté à La France insoumise (LFI) au second tour de la présidentielle en 2027. «Le bloc central n'a tellement plus rien à dire qu'il ouvre un espace», a-t-il commenté.

Reprochant à certains membres de LFI d'avoir refusé de qualifier l'attaque du 7-octobre menée par le Hamas en Israël d'actes de terrorisme, le président du RN a déclaré : «La France insoumise pourrait s'appeler "la France islamiste" parce que LFI a épousé toutes les revendications politico-religieuses».

Il a accusé les Insoumis de «flatter le communautarisme» en France et de «jouer avec les braises du séparatisme». «Ils se font systématiquement les avocats et les relais de tous ceux qui veulent fracturer la société, attaquer l'identité française», a-t-il ajouté.

Jordan Bardella a aussi dit ne pas croire à une large union des droites pour la présidentielle de 2027. «Moi ce qui m'intéresse, c'est de parler aux Français et de rassembler tous les patriotes, tous les amoureux de la France et tous ceux qui pensent que 2027 revêt un enjeu de civilisation. Parce que si on ne sauve pas notre pays en 2027, la France peut disparaître».

Un référendum sur l'immigration

Interrogé sur ce que le RN mettrait en place à ce sujet s'il se hissait à la tête de l'Etat, le président du parti a fait part de sa volonté de «reprendre la maîtrise de la compétence migratoire, qui ne doit plus se retrouver dans les mains de Bruxelles ou de la CEDH».

Cela passerait notamment pas un référendum, qui ne consistera pas simplement à dire «si oui ou non il y a trop d'immigration en France». «Nous allons soumettre un projet de loi à valeur constitutionnelle», afin de rétablir «la primauté du droit français sur tout autre droit européen ou international», a assuré Jordan Bardella.

Ce «bouclier» impliquerait, entre autres, «l'expulsion systématique des délinquants étrangers», une «priorité nationale dans les aides sociales», la «suppression du droit du sol» et un traitement des demandes d'asile «dans les ambassades et consulats des pays de départ».

La réforme des retraites

Le RN est «opposé à la réforme Macron», a affirmé Jordan Bardella au sujet des retraites. «Je ne repousserai pas l'âge de départ à la retraite, a-t-il poursuivi. Il y a des millions de Français qui vivent comme une souffrance d'aller jusqu'à 64 ans, qui font des métiers très difficiles, qui sont usés et qui voudraient partir à la retraite en bonne santé.»

«Le problème du système par répartition», selon le président du RN, c'est la réduction du nombre de cotisants par retraité depuis les années 1960. «Il n'y a pas assez de gens en quantité qui travaillent dans le pays, a-t-il estimé. Le premier emploi stable en France, c'est à 27 ans, contre 23 ans en Allemagne. Il faut revaloriser l'apprentissage [...] qu'il y ait plus de gens sur le marché du travail et plus tôt».

Une nouvelle dissolution

Sur le plateau de CNEWS, Jordan Bardella a appelé Emmanuel Macron a une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale. «Je ne vois pas comment quelque chose de sain peut émerger d'ici à 2027, a-t-il déclaré. En l'état actuel des choses, le pays n'avance pas, la France continue de décliner et les urgences quotidiennes des Français, sécurité, immigration, pouvoir d'achat, continuent de se dégrader».

La crise entre la France et l'Algérie

Alors que le journaliste français Christophe Gleizes vient d'être condamné à 7 ans de prison en Algérie pour «apologie du terrorisme», Jordan Bardella estime qu'Alger «multiplie à l'égard de la France les insultes, les outrages et les invectives».

Evoquant également la détention de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, le président du RN a dénoncé un régime «qui exerce une restriction des libertés fondamentales» et qui «a peur des mots et des consciences».

Jordan Bardella a aussi regretté «le silence du président de la République» qui, selon lui, fait preuve «de docilité, de complaisance et d'un esprit de soumission» à l'égard de l'Algérie.

«Il faut durcir notre position», a assuré Jordan Bardella qui recommande de «fermer le robinet de l'immigration», en n'attribuant plus de visas, et celui de l'argent public en «supprimant les subventions à l'Algérie tant qu'elle refusera de respecter la France».

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