Plusieurs cadres de gauche se réunissent ce mercredi à Bagneux, dans les Hauts-de-Seine, dans le but de se mettre en ordre de bataille pour présenter une candidature commune pour la présidentielle de 2027.
La gauche non mélenchoniste se rassemble ce mercredi à Bagneux. En effet, le patron du Parti socialiste Olivier Faure, le chef de file des députés socialistes Boris Vallaud, la cheffe des Écologistes Marine Tondelier, les députés François Ruffin et Clémentine Autain, se retrouvent autour de l'ex-candidate du Nouveau Front populaire à Matignon Lucie Castets, pour «discuter des conditions d'une candidature commune» à la prochaine présidentielle.
Pour rappel, Lucie Castets avait lancé l'invitation à toute la gauche en avril dernier, pour élaborer, de manière collective, «une procédure démocratique et transparente de désignation d'un candidat commun» proposant parmi d'autres options, l'organisation après les municipales de 2026, d'une «primaire des gauches la plus large qu’on ait jamais proposée».
Des discussions à huis clos
Cette réunion intervient juste après le congrès du PS, qui a acté la victoire d'Olivier Faure et de sa ligne unitaire allant «de Raphaël Glucksmann à François Ruffin», face à son opposant Nicolas Mayer-Rossignol qui plaidait pour «une affirmation socialiste» pour 2027.
Les discussions, qui se feront à huis clos, devraient aboutir à «une méthode sur le projet», avec «le lancement de travaux programmatiques» et «un calendrier pour la désignation» du future candidat commun, a précisé Marine Tondelier.
LFI absente
Mais sans surprise, l'invitation a été déclinée par le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, déjà lancé dans sa quatrième campagne pour la présidentielle, après avoir effleuré le second tour en 2022.
Un refus qui arrange bien les socialistes et les Ecologistes, qui ont à plusieurs reprises indiqué qu'ils ne s'aligneraient pas derrière Jean-Luc Mélenchon, jugé trop clivant pour gagner au second tour même face à l'extrême droite.
Le communiste Fabien Roussel a lui prévenu qu’il ne participerait à une réunion sur la présidentielle que lorsque «la gauche s’engagera d’abord à s’unir aux élections municipales».