Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Trafic aérien : les contrôleurs en grève ce jeudi et ce vendredi, deux journées parmi les plus chargées de l'année

Le trafic aérien s'annonce perturbé ce jeudi et vendredi, en raison d'un mouvement de grève des contrôleurs aériens qui dénoncent notamment un «sous effectif structurel».

Pour défendre leurs conditions de travail, les aiguilleurs du ciel seront en grève les 3 et 4 juillet. Ils répondent à l'appel de deux syndicats qui dénoncent un «sous effectif structurel», des «projets techniques en échec» et un «management toxique». Le trafic aérien s'annonce très perturbé.

La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a demandé mardi aux compagnies aériennes de réduire fortement leurs programmes de vols face à ce mouvement social. Résultat : un quart des vols est annulé à Paris-Charles-de-Gaulle, Orly et Beauvais, la moitié à Nice, Bastia et Calvi.

L'administration, qui cherche à mettre en adéquation le nombre de contrôleurs à leurs postes et les vols à gérer afin d'éviter des perturbations supplémentaires, a par ailleurs réclamé des annulations pour 30% des vols au départ et à l'arrivée de Lyon, Marseille, Montpellier, Ajaccio et Figari.

Ces mesures préventives n'empêcheront pas «des perturbations et des retards importants [...] sur l'ensemble des aéroports français». La Direction générale de l'aviation civile dit travailler «avec le gestionnaire du réseau européen (Eurocontrol) afin de proposer aux compagnies aériennes des mesures de contournement de l’espace aérien national».

Après deux réunions de «conciliation» infructueuses avec la DGAC, l'UNSA-ICNA, deuxième syndicat d'aiguilleurs du ciel, a estimé que l'administration n'avait formulé «aucune réponse aux alertes transmises pourtant depuis des semaines». 

Elle a été rejointe dans ce mouvement par le troisième syndicat de contrôleurs, l'USAC-CGT, qui avait dénoncé lui aussi un «contexte social fortement dégradé». Le premier syndicat de contrôleurs, le SNCTA, n'a de son côté pas appelé à la grève.

Une réforme en cours

La DGAC, elle, a dit «regretter» que ce mouvement social intervienne «aux jours les plus chargés de l'année, en raison des nombreux départs en vacances sur cette période».

L'administration «reconnaît les difficultés liées à la situation de sous-effectif chronique, qui affectent la qualité du service rendu aux compagnies aériennes. C’est précisément pour y remédier qu’elle défend un plan de recrutement ambitieux, inscrit dans une stratégie pluriannuelle, afin de garantir un service performant et sécurisé», a-t-elle ajouté.

Selon elle, les revendications portent sur «le contrôle de présence des contrôleurs, les rémunérations, et le recrutement». Une réforme est en effet en cours pour établir un pointage des contrôleurs à la prise de poste, à la suite d'un «incident grave» à l'aéroport de Bordeaux fin 2022, quand deux avions avaient failli entrer en collision.

Dans son rapport, le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) avait  à l'époque conclu que l'incident était dû à une organisation défaillante du travail de contrôleurs, en dehors du cadre légal et sans respect du tableau de service.

La DGAC a par ailleurs rappelé avoir signé en 2024 un accord avec la majorité des syndicats, qui «a permis des revalorisations salariales pour les contrôleurs aériens». «Malgré un contexte budgétaire difficile pour l'État, certaines de ces mesures sont déjà mises en œuvre et les autres seront appliquées», a ajouté l'administration.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités