Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

14-Juillet : plus de 7.000 participants, nouveautés, nations étrangères invitées... Le défilé fait son retour sur les Champs-Élysées ce lundi

Le message est clair cette année : «démontrer la crédibilité de l’armée française». [Ludovic MARIN / AFP]

Le défilé du 14-Juillet, organisé traditionnellement à l'occasion du jour de la Fête nationale, retrouvera ses habitudes sur la prestigieuse avenue parisienne, après avoir déménagé l'an dernier sur l'avenue Foch voisine en raison de l'organisation à Paris des Jeux Olympiques.

Le retour aux sources. Si les cérémonies l’année dernières s’étaient déroulées dans un contexte particulier au lendemain d’élection législatives anticipées et en marge des Jeux Olympiques de Paris, cette année, le défilé du 14-Juillet fait peau neuve.

La parade se fera à nouveau cette année sur l’avenue des Champs-Élysées, avec pour but, de «poser un certain nombre de messages», selon les organisateurs. En effet, l’actualité internationale revient au cœur du défilé, en particulier la guerre en Ukraine et la menace russe.

Le message est clair : «démontrer la crédibilité de l’armée française», mais aussi son excellence, appuyée et soutenue par l’Europe qui sera représentée par plusieurs nations étrangères.

Plus de 7.000 participants

«Nous souhaitons mettre en avant l’absolue nécessité de la cohésion nationale qui est la clé de voûte de la force et de la détermination des armées françaises. Nous allons mettre en valeur un certain nombre de dispositifs en direction des jeunes», a assuré le gouverneur militaire de Paris, Loïc Mizon, lors d’un point presse.

Au total, plus de 7.000 personnes participeront au défilé dont près de 5.700 à pied, avec 155 véhicules, 63 avions, 33 hélicoptères et 200 chevaux de la Garde républicaine, le tout, en 2 heures. Cela représente quelque 500 participants supplémentaires par rapport à 2024.

Des nouveautés à prévoir

Pour marquer le coup cette année, plusieurs nouveautés symboliques sont à prévoir. La première, qui vient justifier le nombre de participants exceptionnellement élevé, est celle de faire défiler l’intégralité des élèves de toutes les écoles militaires de France, et non pas, comme les années précédentes, de cortège raccourcis. 

L'armée de Terre fera aussi défiler la 7e brigade blindée, non pas «en tenue de défilé (...) mais en bloc opérationnel et en tenue de combat à bord des engins blindés», selon le gouverneur militaire de Paris, responsable de l'édition 2025 du défilé. Une apparition censée impressionner par son aspect «bonne de guerre» - prête au combat dans le jargon militaire - ainsi que par sa masse : trois blocs de plus de 300 défilants chacun.

Le public pourra observer de près le char Leclerc, le canon César ainsi que les blindés de nouvelle génération de la gamme Scorpion, qui équipent aujourd'hui l'armée de Terre. «Il s'agit de montrer qu'aujourd'hui en 2025, l'armée de Terre est capable, si le président de la République lui donne l'ordre, de projeter une brigade» n'importe où, a souligné le gouverneur militaire de la capitale.

Parmi les troupes à l'honneur cette année figure la force binationale franco-finlandaise, engagée au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul), qui s'évertue à superviser un accord de cessez-le-feu entre l'armée israélienne et le mouvement islamiste pro-iranien Hezbollah.

Quelle nation étrangère comme invitée ?

Alors que le président de la République Emmanuel Macron a récemment visité l'Asie du sud-est au mois de mai, ce dernier en a profité pour proposer officiellement à son homologue indonésien, Prabowo Subianto, d'être l'invité d'honneur du défilé du 14-Juillet à Paris. 

Cette invitation de circonstances est notamment l'occasion de sceller un partenariat économique entre les deux pays, alors que Jakarta a conclu des commandes portant sur des avions de combat Rafale de Dassault Aviation, des frégates légères et des sous-marins Scorpène conçus par Naval Group, ainsi que des canons Caesar de KNDS.

Par voie d'une déclaration vidéo partagée sur les réseaux sociaux, le chef de l'État français avait justifié ce choix par la volonté de renforcer une relation «inédite» entre la France et l'Indonésie. «Ce qui nous unit, c’est que nous ne voulons la guerre avec personne, mais nous ne voulons dépendre de personne», a déclaré Macron, soulignant une convergence de vues sur la souveraineté et les équilibres internationaux.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités