Selon un sondage de l’Institut CSA pour CNEWS, Europe 1 et le Journal du Dimanche paru ce mercredi 16 juillet, 9 Français sur 10 estiment qu’une diminution du train de vie de l’État est nécessaire pour lutter contre le déficit budgétaire.
Une quasi-unanimité. Le Premier ministre, François Bayrou, a présenté ce mardi 15 juillet son plan de redressement du budget de l’État pour ramener le déficit public de la France à 2,8% en 2029, soit un objectif de 43,8 milliards d’euros d’économie. Parmi les pistes avancées, la suppression de deux jours fériés ou encore une modération des dépenses sociales.

Face à ces annonces, les Français restent largement en faveur (90%) d’une réduction du train de vie de l’État en priorité pour lutter contre le déficit budgétaire, selon un sondage de l’Institut CSA publié ce mercredi 16 juillet.
Par «train de vie de l’État», on comprend généralement les dépenses liées à la présidence, au gouvernement et au Parlement. En effet, les frais de fonctionnement et de représentation de ces institutions sont au cœur de nombreuses polémiques.
En juillet 2024, par exemple, la Cour des comptes avait dénoncé les dépenses de la présidence de la République, qui avaient atteint 21 millions d’euros en 2023 contre 13,3 millions en 2022 et 9,87 millions en 2021.
Une adhésion corrélée à l’âge
Ainsi, bien que la part des Français favorables à une réduction du train de vie de l’État ait baissé de deux points par rapport à mai dernier, ils restent très largement favorables à ce que l’État se serre la ceinture pour réaliser des économies, avant d’envisager d’autres solutions comme une hausse des impôts ou la suppression de jours fériés.
Dans le détail, les sondés du sexe féminin sont légèrement plus nombreuses (91%) que leurs homologues masculins (89%) à souhaiter une réduction du train de vie de l’État.
Ainsi, bien que la part des Français favorables à une réduction du train de vie de l’État ait baissé de deux points par rapport à mai dernier, ils restent très largement favorables à ce que l’État se serre la ceinture pour réaliser des économies, avant d’envisager d’autres solutions comme une hausse des impôts ou la suppression de jours fériés.
Du point de vue des catégories socio-professionnelles, les résultats montrent que 87% des inactifs sont en faveur de cette réduction contre 91% des CSP- et 93% des CSP+. Une différence qui peut s’expliquer par la crainte d’une hausse des impôts pour les catégories sociales les plus aisées financièrement.
Une proposition largement validée politiquement
Sur le volet politique, l’ensemble des formations politiques obtient un taux d’adhésion majoritairement élevé. Toutefois, les sondés proches de la France insoumise et des Écologistes sont nettement moins favorables à cette réduction du train de vie de l’État que ceux des autres partis.

Ainsi, ils sont respectivement 75 % et 76 % à approuver cette proposition, soit environ 15 points de moins que leurs alliés du Parti socialiste, dont le taux d’adhésion atteint 92%.
A droite et à l’extrême droite, les sondés sont très majoritairement en faveur de cette réduction du train de vie de l’État pour lutter contre le déficit public. Dans le détail, ils sont 96% pour les Républicains et 93% pour le Rassemblement national.
Enfin, les sondés se revendiquant du parti présidentiel, Renaissance, sont 94% à souhaiter que l’État diminue ses dépenses pour réaliser des économies.
* Sondage réalisé les 15 et 16 juillet par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon national représentatif de 1.010 personnes âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.