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Fort Boyard : menacé par les vagues, le site emblématique accueille des travaux jusqu'en 2028

Une pelleteuse extraira, pendant trois ans, entre 3.500 et 4.000 mètres cube de remblais autour de Fort Boyard. [Adobe Stock]

L'ancienne prison de fort Boyard, qui sert désormais de décor de télévision, entre dans sa première phase de terrassement. L’édifice, qui menace de s’écrouler, rouvrira ses portes à l'été 2028. 

Un premier trou creusé. Le chantier de restauration de Fort Boyard a débuté cette semaine avec le démarrage des travaux de terrassement. Installée sur un ponton flottant, une pelleteuse extraira, pendant trois ans, entre 3.500 et 4.000 mètres cube de remblais, dans une profondeur de 5 à 7 mètres autour de la bâtisse. 

Car l’édifice militaire, devenu un décor de télévision menace de s’écrouler sous les assauts des vagues. «Il y a vraiment urgence à agir parce qu'aujourd'hui, c'est tout l'édifice qui bouge du fait de la disparition de protections», alerte la présidente du département de Charente-Maritime Sylvie Marcilly, auprès de l’AFP. «Si on ne fait rien, il va s'écrouler». Elle s’inquiète notamment des «fissures qui lézardent les murs». 

Des amas de roches rejetés en mer

Bâti entre 1803 et 1857, ancien ouvrage militaire devenu prison entre l'île d'Oléron et l'île d'Aix, Fort Boyard était tombé en déshérence avant d'être inscrit aux monuments historiques. En 1988, le producteur de jeux télévisés Jacques Antoine le rachète, avant de le céder au département de la Charente-Maritime, chargé depuis de l’entretenir. 

À l’issue de ces travaux de terrassement, les amas de roches, essentiellement constitués de maçonneries d'ouvrages historiques entourant le fort et tombées en ruine depuis, seront ensuite rejetés en mer dans des fosses existantes situées à proximité. 

44 millions d'euros de travaux

En septembre prochain, lors des grandes marées d'équinoxe, la risberme - talus de protection qui ceinture la base de l'édifice - sera aussi restaurée afin de stabiliser ces zones endommagées par l'assaut des vagues. En 2026, un éperon et un havre d'accostage en béton armé, reprenant le relief de la base en granit du fort, seront fabriqués à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) avant d'être installés à l'avant et à l'arrière du bâtiment, à l'été 2027. 

Pour ces travaux, le conseil départemental a voté une autorisation atteignant 44 millions d'euros. La collectivité prévoit de rendre accessible le site aux visiteurs «à l'été 2028».

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