Le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) a condamné mercredi soir à 23 mois de prison ferme un homme, pour l'agression de la députée Prisca Thévenot et de militants en pleine campagne des législatives, le 3 juillet 2024.
Plus d’un an après les faits, la justice a sévi dans l’affaire de l’agression de la députée Prisca Thévenot. Un homme de 21 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 23 mois de prison ferme pour avoir agressé la députée Renaissance ainsi qu’un militant, le 3 juillet 2024 à Meudon-la-Forêt.
Cette peine est également assortie de 18 mois de sursis probatoire et de plusieurs obligations et interdictions, alors que le parquet avait requis trois ans de prison ferme.
Au cours de l’audience, l’individu, poursuivi pour violences en récidive, aggravées par la réunion, l’usage d’une arme et dégradation de véhicule, a reconnu avoir asséné un coup de poing à l’un des militants, Madiba Ousmane Guirassy, mais a nié toute autre fait de violence. Il ne reconnaît pas avoir asséné un coup de trottinette à ce dernier, victime d’une fracture de la mâchoire, déclinant également toute agression à l’encontre de Virginie Lanlo, suppléante de Prisca Thévenot.
L'«idiotie abyssale» du prévenu reconnue par son avocat
L’avocat du prévenu, Me Ilyacine Maallaoui, a reconnu dans sa plaidoirie une «idiotie abyssale» de son client, tout en rejetant la moindre motivation politique, tandis que Me Arthur Gaulier, avocat des parties civiles, a de son côté regretté un «goût d’inachevé», pointant l'absence de «confrontation sincère», malgré les excuses formulées par le prévenu.
Pour rappel, les faits sont survenus au cours d’une opération de collage d’affiches à l’approche du second tour des élections législatives de 2024 : alors que Prisca Thévenot, candidate à sa réélection, se trouvait avec sa suppléante Virginie Lanlo et deux militants, ces derniers ont été pris à partie par plusieurs jeunes qui ont d’abord arraché les affiches avant de basculer en une altercation physique et brutale.