Il y a un an, Duralex devenait une Société Coopérative et Participative, signifiant que ses salariés en étaient associés majoritaires. Depuis, la santé économique de l'entreprise est au beau fixe, à en croire un communiqué émis à cette occasion.
Un premier bilan rassurant. Il y a un an jour pour jour, Duralex, célèbre pour sa vaisselle dite incassable était au bord de la disparition.
ais à la suite d'un nouveau redressement judiciaire, une dernière idée avait été lancée le 1er août 2024 : faire de l'entreprise une SCOP (société commerciale à capital variable), c'est-à-dire permettre aux salariés de détenir la majorité de l'entreprise.
Aujourd'hui, l'entreprise sort la tête de l'eau, à en croire un communiqué du groupe.
Un chiffre d'affaire en progression de 17%
Depuis ce renouveau validé par le tribunal de commerce d'Orléans, l'entreprise affiche des comptes assainis. Actuellement, le chiffre d'affaires attendu pour 2025 est supérieur à 31 millions d'euros, contre 26,3 millions en 2024. Une hausse de 17%.
Pourtant, Vincent Vallin, Directeur Stratégie et Développement explique que la société en attend encore plus : «Le pari est de terminer les 12 premiers mois avec une hausse de 20 % par rapport à l’an dernier sur la même période».
Duralex a même pu recruter 17 nouveaux employés sur ces 365 derniers jours, portant son total à 243 salariés, dont 148 possédant des parts dans le projet. Une ouverture de nouveaux points de vente, partout en France, traduit également cette reprise économique.
A Paris, ils ont par exemple proposé leurs produits dans une boutique éphémère au Forum des Halles ou dans un Café au sein de l'épicerie de Loïc Ballet.

En outre, l'entreprise peut se vanter d'avoir diversifié ses produits en lançant par exemple des packs collector et des articles dérivés après la célébration des 80 ans de la marque, en 2019.
Duralex veut «encore être là dans 100 ans»
Loin de vouloir en rester là, la marque a déjà fait savoir qu'elle «ne doit pas seulement capitaliser sur l’effet nostalgie, elle doit aussi se projeter vers l’avenir» comme l'a affirmé Peggy Sadier, Directrice marketing et e-commerce. Grâce à elle, entre autres, Duralex a totalement repensé sa présence en ligne, en rénovant son site internet, ce qui lui a permis d'enregistrer une multiplication par 3 des ventes par ce biais.
Les feux étant à présent au vert, l'entreprise se tourne désormais vers l'avenir. A l'image du discours de son Directeur Général, François Marciano : «Nous sommes sur le bon chemin. C’est une année d’assurée mais nous voulons que Duralex existe encore dans 100 ans». A plus court terme, il affirme que la verrerie vise l'équilibre financier d'ici à «deux ans».
«Nous sommes confiants dans notre capacité à y arriver, c'est ce que nous avions annoncé au tribunal», affirme-t-il. Pour ce faire, Duralex compte sur plusieurs appuis clés : un ancrage territorial fort et de nombreux investissements, une transition écologique en cours et les nombreux événements auxquels la marque participe.

Grâce à sa stratégie de relance globalement réussie, la marque se félicite d'être entrée dans «une nouvelle ère», qu'elle veut donc faire durer le plus longtemps possible.