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Enlèvement d'Amir DZ en France : un diplomate algérien visé par un mandat d'arrêt

Un mandat d'arrêt international a été délivré contre un ancien haut responsable de l'ambassade d'Algérie en France, à la suite de l’enlèvement de l’influenceur algérien Amir DZ.

Alors que le président Emmanuel Macron a fait part cette semaine de sa volonté d'adopter une position plus ferme vis-à-vis de l’Algérie, l’affaire Amir DZ refait surface dans l’actualité. Le 29 avril 2025, l’influenceur et opposant au régime du président algérien Abdelmadjid Tebboune, Amir Boukhors, dit Amir DZ, avait été enlevé en région parisienne, puis relâché le 1er mai. Cette affaire avait ravivé les tensions entre la France et l'Algérie, dont les relations se sont progressivement détériorées depuis l'été 2024.

À l’issue de l’enquête menée après cet incident, le parquet national antiterroriste (PNAT) a requis un mandat d’arrêt, puis en a délivré un contre un haut responsable de l’ambassade d’Algérie à Paris. Ce mandat, visant S. S., un Algérien âgé de 37 ans, a été émis le 25 juillet par un juge d'instruction pour arrestation, enlèvement et séquestration en lien avec une entreprise terroriste, ainsi que pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. «Il serait périlleux de considérer que l'arrestation d'opposants politiques sur le territoire français entre dans le périmètre des fonctions d'un diplomate. Une fois sa mission prétendument diplomatique terminée, l'agent du contre-espionnage algérien ne disposait plus que de l'immunité fonctionnelle accordée aux agents d’État», a déclaré Me Éric Plouvier, avocat d’Amir Boukhors.

Un soulagement pour Amir DZ

Dans un rapport d'enquête daté d'avril, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) met directement en cause cet ancien haut responsable de l'ambassade d’Algérie à Paris. Présenté comme un «sous-officier algérien de la DGDSE» – un service de renseignement algérien –, S. S. aurait séjourné à Paris sous la couverture diplomatique de premier secrétaire de l'ambassade. L’homme ne se trouverait probablement plus en France et pourrait invoquer une éventuelle immunité. «C'est une avancée importante pour éviter, autant que possible, l'impunité des agents algériens impliqués dans des faits d’une gravité évidente», a réagi Me Plouvier. 

Au moins sept personnes, dont un agent consulaire algérien, ont déjà été mises en examen depuis le début de la procédure judiciaire. Elles sont soupçonnées d’avoir été principalement des exécutants agissant contre rémunération, sans mobile politique. L’avancée des investigations est «un soulagement», a confié Amir Boukhors. «J’ai vu la mort» durant son enlèvement, qui a duré «27 heures», dans une forêt de Seine-et-Marne, raconte-t-il. Installé en France depuis 2016, Amir Boukhors, 42 ans, compte un million d'abonnés sur TikTok. Il a obtenu l'asile politique en France en 2023.

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