En mars prochain, Edouard Philippe briguera un nouveau mandat à la mairie du Havre (Seine-Maritime). Un scrutin qui fera office de premier test avant l’élection présidentielle de 2027, à laquelle l’ancien Premier ministre s’est déjà déclaré candidat.
Une première étape dans sa marche vers l’Élysée. Dans un entretien accordé à Paris-Normandie en septembre 2024, Edouard Philippe annonçait sa volonté de se présenter à sa réélection à la mairie du Havre (Seine-Maritime), lors des prochaines élections municipales de mars 2026.
Une candidature, avant celle de 2027, qui s’inscrit dans la continuité pour celui qui a occupé cette fonction d’édile de 2010 à 2017, puis depuis 2020, après son passage à Matignon en tant que Premier ministre.
Une gauche qui cherche à s’unir
Pour tenter de faire chuter Edouard Philippe de l’Hôtel de Ville du Havre, une partie de l’opposition de gauche semble d’ores et déjà persuadée que l’union est nécessaire.
En première ligne, le Parti communiste, représenté par le député Jean-Paul Lecoq, figure emblématique du Havre. En 2020, l’élu avait perdu au second tour, récoltant 41% face à Edouard Philippe.
Une idée qui semble trouver son chemin au-delà des communistes. En effet, en janvier dernier, le Parti socialiste havrais exprimait la nécessité d’une union de la gauche «dès le premier tour». Un rassemblement autour de quatre grands axes : la santé, l’éducation, les transports en commun et le logement.
Si Les Écologistes locaux semblent ouverts à cette hypothèse, rien ne semble acté du côté de La France insoumise, qui n’a pas encore dévoilé son plan d’action. Un programme unitaire de la gauche devrait lui être dévoilé en octobre prochain.
Du côté des autres formations politiques, le Rassemblement national n’a pas encore dévoilé de candidat pour cette élection. En 2020, Frédéric Groussard, représentant du parti de Jordan Bardella avait obtenu 7% des voix.