Hémorragies, maladies du sang, création de médicaments spécifiques... Plus d'un million de Français sont soignés chaque année grâce au don du sang, bien que les besoins soient toujours importants pour les groupes sanguins les plus rares.
Ce sont des poches de liquide qui peuvent sauver des vies. Tous les jours à travers la France, des milliers de personnes font don de leur sang au sein des établissements de l'Établissement Français du Sang (EFS). Et à compter de ce 1er septembre, les délais seront notamment réduits de 4 à 2 mois entre deux dons en cas de tatouage ou de piercing, entre autres.
Une aubaine pour l'EFS alors que les dons de sang sont nécessaires sur toute l'année afin de soigner les patients ou de transfuser des personnes possédant des groupes sanguins peu communs.
S'il existe plusieurs dizaines de groupes sanguins, seulement huit sont parmi les plus fréquemment rencontrés : combinaisons de lettres (A, B, AB et O) et de Rhésus (positif ou négatif), ils permettent d'assurer une compatibilité optimale en cas de transfusion.
Des groupes répartis inégalement dans le pays
Dans le détail : A+ est le groupe le plus répandu en France (38%), suivi de O+ (36%), B+ (8%), A- (7%), O- (6%), AB+ (3%), AB- (1%) et B- (1%), selon les données transmises par l'Etablissement Français du Sang (EFS). Une répartition qui est inégale au sein de la population.

Cependant, les groupes sanguins les plus rares ne sont pas forcément les plus recherchés : par exemple, le groupe A+ est très demandé car il permet de sauver de nombreuses vies, malgré sa fréquence au sein de la population.
Le groupe O- est un «donneur universel», c'est-à-dire qu'il peut donner son sang à n'importe quelle personne, peu importe son groupe sanguin. A l'inverse, le groupe AB+ est un «receveur universel», ce qui signifie qu'il peut recevoir le sang de n'importe quelle autre personne, peu importe son groupe.