Emmanuel Macron a appelé ce mercredi le gouvernement réuni en Conseil des ministres à "faire acte de mobilisation" autour du Premier ministre François Bayrou à l'approche du vote de confiance de lundi qui devrait se solder par sa chute.
"Il nous demande, chacun dans nos formations politiques, chacun aussi dans nos sensibilités politiques, de faire acte de mobilisation, de pédagogie", a rapporté la porte-parole du gouvernement Sophie Primas devant la presse.
Le chef de l'Etat a prévenu que "quelque soit le vote (...) la situation de la France ne sera pas résolue", ajoutant que "s'affranchir du réel n'était pas responsable pour la suite", a-t-elle déclaré.
«Le macronisme, c'est le socialisme en pire», a affirmé ce mercredi sur RMC le président du RN Jordan Bardella, alors le patron du PS Olivier s'est dit être «à la disposition» d'Emmanuel Macron pour discuter des conditions d'un remplacement du gouvernement de François Bayrou.
Olivier Faure, «veut abattre le gouvernement» et cherche «à devenir Premier ministre», estime ce mercredi sur RMC François Bayrou, alors que le patron du PS a indiqué être «a la disposition» d'Emmanuel Macron pour discuter des conditions d'un remplacement du gouvernement Bayrou.
François Bayrou assure sur RMC ce mercredi être «prêt à examiner» toute solution pour faire des économies, dont la renoncement à la suppression des deux jours fériés.
Eric Ciotti revient sur le vote de confiance : «Je ne voterai pas cette confiance pour l'ensemble de leur œuvre», dans #LaGrandeInterviewpic.twitter.com/M4ueR5knHh
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Dominique de Villepin a appelé mercredi Emmanuel Macron à nommer un Premier ministre "du bloc de gauche arrivé en tête aux dernières élections" et s'est dit hostile à une dissolution qui mènerait à "une crise de régime".
"Il faut faire les choses dans l'ordre. Il faut commencer par le bloc qui est arrivé en tête aux dernières élections, c'est un bloc de gauche. Sollicitons les personnalités qui sont susceptibles de constituer ce gouvernement. S'il échoue, alors on s'adressera au bloc central", a plaidé l'ancien Premier ministre sur TF1.
"Le président de la République, il a tout mélangé en appelant Michel Barnier en 2024, un parti qui n'avait fait guère plus de 5%. Il a brouillé les cartes, il n'a pas respecté le jeu démocratique", a-t-il jugé, reprenant une argumentation qu'il avait déjà plaidée au lendemain des législatives.
"En cas d'échec successif, bien évidemment, il ne restera que l'option de la dissolution", a-t-il reconnu.
Le patron du Parti socialiste Olivier Faure s'est dit mardi "à la disposition" du président de la République pour discuter "des conditions" dans lesquelles la gauche pourrait "occuper les places gouvernementales qui sont aujourd'hui occupées par la majorité relative de François Bayrou".
Alors que le président Emmanuel Macron a réuni mardi les chefs de la coalition gouvernementale pour leur enjoindre de "travailler avec les socialistes", et préparer l'après Bayrou, le chef socialiste s'est déclaré sur LCI "à la disposition évidemment du chef de l'Etat".
Il a expliqué ne pas avoir eu de contact avec Emmanuel Macron, mais "il y a des gens qui parlent, qui cherchent à savoir quel est notre état d'esprit. Et j'essaie d'expliquer ce que nous voulons faire et quelles sont les conditions à partir desquelles nous pourrions redonner un peu de couleur à notre pays".
"Nous avons toujours été au rendez-vous à chaque fois que nous avons été invités à discuter", a-t-il rappelé, regrettant qu'après avoir "fait l'effort d'une discussion" pour "trouver des compromis avec le gouvernement actuel, nous n'avons pas été payés de retour".
"La réalité, c'est que François Bayrou a rompu toute forme de dialogue avec qui que ce soit", a-t-il affirmé.