L'agression au couteau d'un jeune corse de 19 ans par un migrant syrien lors d'une rixe à Bastia dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 septembre a suscité l'indignation sur l'île de Beauté. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bastia pour "violences volontaires aggravées".
Plus d'une soixantaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat de Bastia (Corse), à l'appel du parti identitaire Forza Nova, afin de protester contre l'agression au couteau d'un jeune homme de 19 ans dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 septembre lors d'une altercation avec un migrant syrien. Le pronostic vital de la victime n'est plus engagé.
Des membres du Rassemblement national et de Reconquête ont également participé à la manifestation, où une banderole portant l'inscription «A rimigna fora» (la chienlit dehors) était déployée. La famille du blessé, originaire de Loreto-di-Casinca, ainsi que ses proches, ont également souhaité se rassembler en signe de soutien devant le commissariat.
«C'est clair qu'il y a un sentiment d'insécurité qui s'installe. Ce sont des choses qu'on n’avait pas l'habitude de voir à l'époque», a témoigné un habitant, tandis qu'un autre ajoutait : «La banalisation des faits est typiquement quelque chose de métropolitain. Ici, en Corse, il ne pourra jamais y avoir une banalisation des faits».
Une enquête ouverte pour «violences volontaires aggravées»
Le drame est survenu dans le centre-ville de Bastia, avenue Maréchal-Sebastiani, aux alentours de 2 heures du matin. La victime a été gravement blessée par un coup de couteau lors d'une bagarre impliquant plusieurs personnes à la sortie d'une boîte de nuit. Après une opération d'urgence, son état s'est stabilisé.
L'auteur présumé des faits, âgé de 27 ans, s'est rendu de lui-même et a immédiatement été placé en garde à vue. Il était déjà connu des forces de l'ordre pour vols, infractions liées aux stupéfiants ou encore port d'arme illégal.
Le parquet a ouvert une enquête pour «violences volontaires aggravées», confiée à la direction interdépartementale de la police nationale de Haute-Corse. «Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes des faits», a précisé Jean-Philippe Navarre, procureur de la République de Bastia.
Les résidents ont exprimé leur inquiétude face à la montée de la violence sur l'île. «La Corse n'est plus préservée. On rencontre les mêmes faits que sur le continent : refus d'obtempérer, phénomènes de bandes, trafic de stupéfiants, vols de véhicules en pleine journée [...] Les moyens n'arrivent pas», a notamment déclaré Aurélie Siciliano, secrétaire départementale Alliance police nationale.