La cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen, a réaffirmé, lors du meeting de rentrée du parti, ce dimanche, sa volonté d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale.
Le mot d'ordre a changé. Marine Le Pen a appelé à une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale, ce dimanche, lors du meeting de rentrée du Rassemblement national à Bordeaux (Gironde).
Ce qui n’était qu’une «possibilité» avant l’été s’est transformé en injonction. «Ce dont nous avons besoin, c’est d’un retour à l’esprit et à la lettre de la Ve République et donc, au vu de la situation actuelle, d’un retour aux urnes», a affirmé la présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l'Assemblée.
Dans cette logique, le parti a lancé il y a deux jours une pétition intitulée «Macron, dissolution ou démission !». On peut y lire : «Depuis plusieurs décennies, les gouvernements successifs imposent toujours plus de sacrifices aux Français. Et plus particulièrement à ceux qui travaillent, qui paient leurs impôts et respectent les règles.»
Un choix clair doit s'imposer à Emmanuel Macron, selon le RN
Selon le RN, Emmanuel Macron «refuse toujours de rendre la parole au peuple». «Plutôt que de dissoudre l’Assemblée nationale, il a choisi de nommer un nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, fidèle parmi les fidèles», critique le mouvement.
Le parti estime que le choix est clair : «Soit Emmanuel Macron dissout l’Assemblée nationale, soit il doit avoir le courage de démissionner.» Et de conclure : «L’alternance est aujourd’hui une exigence démocratique et une respiration vitale pour notre Nation.»
Un message réitéré ce dimanche à Bordeaux, où Marine Le Pen a insisté : «L’alternance nationale viendra. Si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera demain.»
À ce jour, plus de huit sympathisants sur dix se prononcent pour de nouvelles législatives ou pour un départ du chef de l’État, alors que Sébastien Lecornu doit relever un défi majeur : trouver un compromis sur le budget 2026.