Le procès de Nordahl Lelandais pour des violences conjugales commises lors d’un parloir devant son fils de 19 mois avait lieu ce vendredi 19 septembre à Colmar (Haut-Rhin), après deux renvois consécutifs. Le criminel a été condamné à un an de prison pour violences conjugales sur sa compagne.
La décision est tombée. Après avoir refusé de comparaître pour la seconde fois en août dernier, Nordahl Lelandais se retrouvait finalement devant la justice ce vendredi 19 septembre devant le tribunal correctionnel de Colmar (Haut-Rhin) pour «violences conjugales sur conjoint en présence d'un mineur». Le multirécidiviste a été condamné à un an de prison pour violences conjugales sur sa compagne ainsi qu'à une privation d'autorité parentale sur son fils pour des violences au parloir.
Après avoir sollicité un report de sa comparution en juillet dernier afin de préparer sa défense, le détenu de 42 ans avait ensuite refusé de se présenter en raison d'une «pression médiatique» autour de l'affaire qui «ne lui permet pas» de s'expliquer, selon sa lettre lue par le président du tribunal.
Lors d'une visite au parloir à la prison d'Ensisheim, le 9 juin dernier, il aurait fermement saisi le cou de sa conjointe, puis lui aurait tiré les cheveux, en présence de leur fils de 19 mois. La scène s'est déroulée pendant plusieurs minutes devant les surveillants pénitentiaires, qui sont rapidement intervenus après avoir été alertés par des éclats de voix.
«Ma compagne, et mon fils ont besoin de moi»
Depuis sa première comparution dans cette affaire, le 11 juillet, il lui est interdit d'entrer en contact avec sa partenaire et son fils, que ce soit au parloir ou par téléphone. «J'ai l'impression d'avoir été jugé aujourd'hui. Ma compagne, et mon fils, qui demande tous les jours à m'avoir au téléphone, ont besoin de moi. Je trouve qu'interdire tout moyen de communication serait une très grosse bêtise pour eux», a plaidé le criminel.
Nordahl Lelandais avait «comme (sa compagne), contesté les faits, moins sur l'élément matériel que sur l'élément moral», indiquait le président de l'audience.
Incarcéré depuis septembre 2022, il purge une peine de réclusion criminelle à perpétuité, avec une mesure de sûreté de 22 ans, pour l'enlèvement et le meurtre de Maëlys, 8 ans, en août 2017. Il avait également été condamné pour des agressions sexuelles sur deux petites-cousines de 4 et 6 ans durant le même été.
En 2021, le détenu a également été condamné à 20 ans de prison pour le meurtre du caporal Arthur Noyer, pris en stop en avril 2017. Condamné à un an de prison ferme en mars dernier pour agression sexuelle et menaces envers une petite-cousine de 14 ans en 2017, il a formé un pourvoi en cassation.