Ce mercredi soir, à la sortie de la prise de parole de Sébastien Lecornu, l’Élysée a annoncé qu’Emmanuel Macron nommera un Premier ministre d’ici à vendredi soir. Pour éviter une nouvelle censure, le futur locataire de Matignon devra répondre à des critères très précis.
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La France disposera d'un budget en 2026, qui sera "bon" pour les déficits et la croissance, et elle respectera ses engagements européens, a assuré son ministre de l'Economie démissionnaire, Roland Lescure, avant une réunion avec ses homologues de la zone euro.
"Il y a une majorité de parlementaires en France qui veulent la stabilité (...) et qui s'accordent sur une chose, c'est que nous avons besoin d'un budget pour 2026, et, c'est très important, d'un budget qui respecte les engagements que nous avons pris envers nos amis Européens, donc c'est ce qu'il va se passer", a déclaré le ministre à la presse, avant une réunion de l'Eurogroupe à Luxembourg.
Le patron des Républicains Bruno Retailleau a estimé que le centriste Jean-Louis Borloo, dont le nom circule pour Matignon et qu'il a eu au téléphone jeudi matin, était "disruptif" et n'était "ni de gauche ni macroniste", condition qu'il a fixée pour participer au prochain gouvernement.
L'ancien ministre de la Justice s'est dit favorable à tester un Premier ministre de gauche.
La ministre démissionnaire de l'Education Elisabeth Borne a appelé jeudi sur BFMTV à "trouver des compromis de la droite républicaine au Parti socialiste" pour "sortir de la crise politique" actuelle.
"Notre enjeu aujourd'hui, c'est de sortir d'une crise politique et de trouver un chemin", donc d'"arriver à dialoguer avec les groupes parlementaires", a affirmé Mme Borne. "Ca veut dire aussi arriver à trouver des compromis de la droite républicaine au Parti socialiste", a-t-elle ajouté.
Le patron des Républicains Bruno Retailleau refuse de participer à un gouvernement dirigé par un Premier ministre de gauche ou macroniste, tout en répétant qu'il s'opposait à une suspension de la réforme des retraites lors d'une réunion jeudi soir avec les parlementaires de son parti.
Si les Républicains devaient entrer au prochain gouvernement, Bruno Retailleau a défendu une "participation exigeante", conditionnée à ce que "l'on connaisse le nom du nouveau Premier ministre et qu'on reparle du fond", ont indiqué à l'AFP des participants à cette réunion qui s'est tenue après la prise de parole sur France 2 du Premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu.
La ministre de la Transition écologique du gouvernement démissionnaire, Agnès Pannier-Runacher a appelé à "essayer la gauche" comme allié pour un nouveau gouvernement, sur Ici Nord.
"Je fais un constat: on a essayé la droite, on a essayé le centre, alors pourquoi ne pas essayer la gauche?", a-t-elle dit depuis Lille. "Si on veut effectivement donner de la stabilité au pays, il faut qu'on puisse s'accorder sur les quelques points, et il y en a beaucoup en réalité, qui nous permettent avec la gauche d'avancer", a-t-elle ajouté.
«L'apocalypse pour les députés LR et socialistes, ce sont les élections», affirme Robert Ménard dans#LaGrandeInterview pic.twitter.com/m1og1nL9CH
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Un accord de non-dissolution ? «Ils se foutent de nous», fustige Robert Ménard dans#LaGrandeInterview pic.twitter.com/g1vV8NyhBH
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Le président du Medef Patrick Martin a exprimé jeudi sa grande réticence quant à une suspension de la réforme des retraites réclamée par le PS, y voyant une menace pour le niveau d'activité de la France et le pouvoir d'achat. "Nous sommes très réticents à ce que cette réforme soit suspendue, a fortiori abrogée", a déclaré le patron du Mouvement des entreprises de France sur France Inter.
Le long bavardage de Sébastien Lecornu au JT de 20h de France 2 illustre à lui seul l'impasse des discussions de couloirs.
La France a besoin de clarté, de stabilité, d'une nouvelle majorité : seul le retour aux urnes permettra au peuple de se choisir un destin.— Jordan Bardella (@J_Bardella) October 8, 2025