Afin de lutter contre les fraudes, la réglementation européenne exige la mise en place d’un service gratuit dans les banques : à partir de ce jeudi 9 octobre, lorsqu’un particulier effectuera un virement, sa banque interrogera immédiatement celle de son bénéficiaire, afin de vérifier la concordance des informations.
À partir de ce jeudi, vous ne pourrez plus faire de virement bancaire à votre «maman», à moins que vous ne la renommiez par son prénom et par son nom. Idem pour votre «électricien» ou pour tout autre bénéficiaire dont vous n’auriez pas précisé la véritable identité sur votre espace bancaire. Initié par la Fédération française bancaire (FBF), ce changement vise à renforcer la sécurité des virements.
En mettant en place ce dispositif, la FBF applique un règlement européen qui concerne toutes les banques de la zone euro. Autrement dit, dès ce jeudi, toutes les banques de l’UE exigeront d’entrer un nom pour tout virement.
«Une protection renforcée contre les fraudes»
«Ce dispositif vise à sécuriser les virements bancaires en vérifiant que le nom du bénéficiaire renseigné par le client correspond bien à l'IBAN (numéro de compte, NDLR) du compte destinataire», pour apporter «une protection renforcée contre les fraudes», souligne la fédération professionnelle.
Ainsi, dès qu’un particulier effectuera un virement (instantané ou classique), sa banque interrogera automatiquement la banque du bénéficiaire pour vérifier en temps réel la concordance entre le nom saisi et le numéro IBAN.
Limiter les fautes de saisie
Finies les erreurs de virement ! Informé du résultat, le client pourra «décider de corriger ou de confirmer son virement». «En cas de non-concordance, le client conserve la liberté d’exécuter le virement, mais en toute connaissance de cause», souligne la FBF. En plus de limiter les fautes de saisie notamment lors de l’ajout d’un nouveau bénéficiaire, ce service permettra d’éviter les fraudes «liées à l’usurpation d’identité ou à la manipulation de RIB».
Mieux vaut-il donc «utiliser des noms complets et exacts pour les bénéficiaires» et «vérifier les alertes de non-concordance avant de valider un virement», recommande la FBF.