Il était l’un des fers de lance de la proposition de loi visant à améliorer la prise en charge des patients atteints de la maladie de Charcot, le sénateur LR, Gilbert Bouchet est mort ce lundi 20 octobre des suites de cette maladie.
Un homme engagé. Le sénateur Gilbert Bouchet (LR) est mort ce lundi 20 octobre à l’âge de 78 ans. L’homme politique drômois souffrait de la maladie de Charcot.
Maire de la commune de Tain-l’Hermitage dans la Drôme, c’est la municipalité qui a annoncé sa mort via un communiqué. «C'est avec une profonde émotion et une immense tristesse que la Ville de Tain-l'Hermitage a appris le décès de Gilbert Bouchet, survenu lundi 20 octobre 2025, des suites de la maladie de Charcot», peut-on lire dans ce texte qui salue «la mémoire d'un homme qui aura profondément marqué son histoire».
Atteint de la maladie de Charcot, aussi appelée sclérose latérale amyotrophique (SLA), le sénateur déjà affaibli et sous respirateur avait défendu en personne la réforme de la prise en charge des patients touchés par cette maladie.
La SLA est une maladie qui entraîne une paralysie progressive de l’ensemble du corps et qui aboutit au décès. En moyenne, la mort intervient entre trois et quatre ans après l’apparition des premiers symptômes. Toutefois, certaines personnes peuvent survivre plus de dix ans. Pour sa part, Gilbert Bouchet avait été diagnostiqué en 2023.
Un témoignage plein d’émotions
Sa prise de parole avait entraîné un élan d’émotion et a profondément marqué les élus, notamment son témoignage sur la difficile prise en charge de certains coûts liés à la maladie comme un fauteuil électrique adapté au handicap.
«Il faut absolument qu'on ait plus de moyens, plus de communication, car c'est une maladie qui peut tomber sur tout le monde», avait-il plaidé à l’époque. La loi avait par la suite été adoptée à l’unanimité en février 2025 à l’Assemblée nationale.
La mort de Gilbert Bouchet a entraîné une vague de réactions, notamment au sein de sa famille politique. Patron des Républicains, Bruno Retailleau a siégé au Sénat au côté de l’élu de la Drôme. Dans un message sur X, il a salué la mémoire «d’un homme politique dévoué», qui «laisse un héritage marqué par son courage exemplaire face à l'adversité».
C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de mon ami Gilbert Bouchet. Sénateur de la Drôme, il fut un homme politique dévoué et laisse un héritage marqué par son courage exemplaire face à l’adversité.
Diagnostiqué en avril 2023 de la maladie de Charcot, il a…— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) October 20, 2025
«Malgré la maladie, il continuait à siéger au Sénat avec une détermination et un courage exemplaire. (...) Gilbert Bouchet incarnait l’espoir et la résilience, nous donnant à tous une belle leçon de courage, de générosité et de dignité», a ajouté l'ancien ministre de l'Intérieur.
Le «courage incroyable» de Gilbert Bouchet a également été souligné par le chef de file des députés LR, Laurent Wauquiez mais aussi par le patron des sénateurs de droite, Mathieu Darnaud, qui a rappelé sa «force d’âme» et sa «dignité admirable» face à la maladie.
«Gilbert Bouchet a affronté la maladie avec la même combativité qui caractérisait toute sa vie. Jusqu'à ses derniers instants, il est resté fidèle à ses idées, à son engagement et à son franc-parler, symbole d'un élu sincère et entier», a salué la ville de Tain-l'Hermitage, où il avait été élu maire en 1995.
En France, la maladie de Charcot touche entre 6.000 et 7.000 personnes. Il n’existe à ce jour aucun traitement efficace.