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Incitation à la haine antisémite : l'afficheur Michel-Ange Flori jugé ce vendredi

Michel-Ange Flori avait déjà été condamné après avoir représenté Emmanuel Macron en uniforme nazi. [Christophe SIMON / AFP]

Poursuivi pour la diffusion d'une affiche représentant le visage caricaturé d’un rabbin à l’avant d’un missile, Michel-Ange Flori sera jugé ce vendredi 24 octobre pour «provocation à la haine en raison de la religion».

Un nouveau procès pour Michel-Ange Flori, qui doit comparaître ce vendredi 24 octobre pour «provocation à la haine en raison de la religion». En cause : la diffusion en juin dernier de l'affiche d'un missile dont la tête avait été remplacée par celle d’un rabbin stéréotypé. Le titre «Missile Rabbin pour écoles, hôpitaux, etc.» accompagnait l'image. 

L'audience, initialement prévue le mercredi 10 septembre devant le tribunal correctionnel de Toulon, a été reportée en raison de l’indisponibilité de l’avocat parisien du prévenu. 

«Ce que nous dénonçons aujourd’hui, c’est finalement une campagne méthodique, répétée, à visée haineuse qui est dirigée contre les juifs. Un seuil a été franchi puisque cette nouvelle affiche [...] On considère que ce visuel est d’une violence inouïe», a dénoncé Fabienne Bendayan, présidente du Crif Marseille-Provence sur CNEWS en juillet dernier.

Un habitué des tribunaux

Michel-Ange Flori n’en est pas à son coup d’essai. Il avait également été poursuivi plus tôt cette année pour son manque de modération des commentaires antijuifs suscités par son affiche du président de la République en rabbin, intitulé «Rabbi Macron».  

Il avait farouchement nié les accusations d’antisémitisme, plaidant la critique des frappes militaires d’Israël sur Gaza. «Je suis scandalisé qu’on poursuive quelqu’un qui s’exprime par le biais d’affiches pour dénoncer un génocide», s'était-il insurgé à la barre. 

Le propriétaire de deux panneaux publicitaires de 4 mètres par 3 à Toulon et à La Seyne a été relaxé, mais le parquet a fait appel de cette décision. Un nouveau procès est prévu à Aix-en-Provence.

En outre, il avait été condamné par la cour d'appel de la même commune en 2021 pour «injure publique» envers Emmanuel Macron, après avoir affiché des images représentant le président de la République en uniforme nazi, avec le slogan «Obéis, fais-toi vacciner». 

Toutefois, la Cour de cassation avait annulé cette décision l'année suivante retenant le caractère «essentiel» de la liberté d’expression.

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