La consommation de protoxyde d’azote au volant, un fléau que le décès de Mathis a remis en lumière. Ce jeune de 19 ans a été renversé début novembre en plein centre de Lille par un conducteur sous l’effet du «gaz hilarant».
Un fléau meurtrier. Jetées parfois à même le sol, les petites bonbonnes de protoxyde d’azote se font de plus en plus fréquentes en France. Pour en limiter leur utilisation de manière récréative, une loi a été mise en place en 2021. Elle en interdit la vente aux mineurs ainsi que la commercialisation dans les débits de boissons et de tabac.
Malheureusement, il reste très simple de s'en procurer aujourd'hui, que ce soit en supermarché ou sur Internet. Pour Clément Coasne, délégué unité à Lille, cette drogue est aujourd'hui plus prisée par la jeunesse que le cannabis ou encore la cocaïne : «C'est bien moins cher, plus facile de s'en procurer et ce sont quasiment les mêmes effets. Ça se consomme en voiture, ou bien directement sur le vélo ou sur la trottinette électrique», a-t-il expliqué à notre micro.
CERTAINS SOUHAITENT DURCIR LA LOI
Des pratiques qui peuvent rapidement transformer des moments d'euphorie en drame. Il y a quelques jours, Mathis, un jeune homme de 19 ans a été mortellement percuté en plein centre ville de Lille, par un conducteur qui avait consommé du protoxyde d’azote. L'avocat des parents de la victime demande un durcissement de la législation.
«Nous demandons un délit de détention non-autorisé de protoxyde d'azote. Prison, amende, confiscation du véhicule et annulation du permis de conduire, je pense que c'est le meilleur moyen de faire baisser les chiffres de ce fléau», a déclaré Maitre Antoine Régley au micro de CNEWS.
Selon les derniers chiffres communiqués par Vinci Autoroutes, 10 % des jeunes de 16 à 24 ans considèrent que la consommation de protoxyde d'azote au volant n'est pas dangereuse.