Si l’échéance électorale la plus proche reste celle des municipales de 2026, les politiques se préparent déjà à la présidentielle 2027. Les différents partis commencent déjà à réfléchir à la tenue d’une primaire ou encore d’un conclave pour désigner leur candidat. Mais quelle est la différence entre ces deux termes ?
Primaires or not primaires. Les partis se mettent déjà en ordre de bataille pour l’élection présidentielle de 2027. Si certains se sont déjà déclarés candidats, d’autres prônent la création d’alliances plus larges.
A l'approche de l'événement, de nombreux responsables politiques prêchent pour l’organisation de primaires pour désigner un candidat unique qui représentera plusieurs partis et mouvements lors de cette élection suprême.
C’est par exemple le cas du chef de file des députés Républicains, Laurent Wauquiez, qui s’est dit en faveur d’une union de la droite et du centre allant de Renaissance à Sarah Knafo (Reconquête).
Le primaire aurait donc pour but de laisser le choix du candidat aux militants et/ou adhérents des différentes formations politiques lors d’un vote en amont du scrutin de 2027, afin d’éviter la multiplication des candidatures et l’éparpillement des voix.
Se passer des militants ?
D’autres, comme l’ancien Premier ministre et actuel député de Paris, Michel Barnier, se disent en faveur d’un conclave. Une procédure qui diffère légèrement de la primaire car dans cette configuration, les militants et adhérents n’ont pas voix au chapitre.
Michel Barnier défend ainsi «un conclave qui réunit tous les parlementaires» et responsables du socle commun, c’est-à-dire de Renaissance aux Républicains, pour désigner ensemble un candidat unique.
«Je pense que nous n'aurons pas beaucoup de temps et sans doute pas le temps ni les conditions pour réunir une primaire», a-t-il expliqué ce lundi 17 novembre sur Franceinfo.
A gauche de l’échiquier politique, la cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, a indiqué son intention de se présenter et de concourir à une primaire de la gauche afin de faire barrage au Rassemblement national qui figure en tête des sondages.