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Taxe foncière : quels sont les 7,4 millions de ménages concernés par la hausse de cet impôt l’an prochain ?

En une décennie, la taxe foncière a déjà subi une hausse deux fois plus rapide que l’inflation. [DENIS CHARLET / AFP]

Le ministère de l’Économie va introduire une mise à jour des éléments de confort dans le calcul de la taxe foncière dès 2026. Cette nouveauté devrait entraîner une hausse de cet impôt de 63 euros par ménage au sein de 7,4 millions de logements pour un coût total estimé à 466 millions d’euros.

Une nouveauté qui va faire grincer des dents plusieurs millions de propriétaires. Le ministère de l’Économie a prévu d’ajouter une mise à jour des éléments de confort dans le calcul de la taxe foncière dès l’an prochain, selon une information du Parisien confirmée par l’AFP.

La mesure devrait permettre de rapporter 466 millions d’euros dans les caisses de l’État en augmentant le montant de la taxe foncière de 63 euros par logement pour les 7,4 millions de logements concernés.

«C'est une question d'efficacité et d'équité de l'impôt: que chacun paie selon le type de logement qu'il détient», a mis en avant le cabinet de la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.

6 caractéristiques de confort dorénavant intégrées

Pour le calcul de la taxe foncière due par un propriétaire, l’administration fiscale se base sur la taille de l’habitation, mais aussi sur six caractéristiques de confort comme l’eau, l’électricité, une baignoire ou une douche, un WC, un lavabo et un chauffage ou un climatiseur.

Pour chacun de ces six caractéristiques, la direction générale des Finances publiques (DGFiP) ajoute une superficie supplémentaire dans le calcul de la taxe foncière. Cette dernière est ainsi de 4m2 pour l’eau courante, de 2m2 pour l’électricité, de 5m2 pour une baignoire ou de 4m2 pour une douche, de 3m2 pour un lavabo ou un WC et de 2m2 pour un chauffage ou un climatiseur.

Un moins l’un de ces éléments va ainsi être ajoutée par la DGFIP dans le calcul de la taxe foncière 2026 pour 7,4 millions de logements en France métropolitaine.

25% des maisons de la métropole concernées

Cet ajout sera réalisé automatiquement «sans demande de nouvelle déclaration au propriétaire», a précisé le ministère de l’Économie. Cette même source a ajouté que seuls les «propriétaires des locaux connaissant les variations les plus significatives» recevront un courrier dans leur espace sur impots.gouv.fr. Le message en question sera adressé en juin prochain pour des avis d’imposition reçu à partir du mois d’août.

Cette réévaluation va concerner 25 % des maisons et 15 % des appartements de la métropole. Dans le détail, cette dernière sera particulièrement marquée en Haute-Corse avec plus de 60 % des habitations concernées. Ce taux sera également important en Corse-du-Sud (45 %), dans l’Aude (42 %) et à Paris (25 %).

En une décennie, la taxe foncière a déjà subi une hausse deux fois plus rapide que l’inflation, avec un prix moyen fixé à 1.072 euros pour une maison et à 851 euros pour un appartement.

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