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Ce qu’il faut retenir de l’interview télévisée de Boualem Sansal, après sa libération des geôles algériennes

L'écrivain a été libéré le 12 novembre dernier. [FRANCOIS GUILLOT / AFP]

L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal s'est exprimé, ce dimanche 23 novembre, pour la première fois depuis sa libération, survenue le 12 novembre dernier, après avoir été emprisonné près d'un an en Algérie. Voici tout ce qu'il faut retenir de son entrevue télévisée.

«Tout a commencé là, quand le président Emmanuel Macron a reconnu la marocanité du Sahara». Près de 10 jours après sa libération des geôles algériennes, l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal s'est exprimé au journal télévisé de 20 Heures sur France 2, revenant notamment sur son séjour en prison, sa libération et ses craintes en tant qu'homme libre.

Se disant en bonne santé après avoir été traité «de manière tout à fait remarquable» pour son cancer de la prostate, Boualem Sansal a fait part de ses difficultés pour «retrouver une vie d'homme libre». «On retrouve la vie, des senteurs, des murmures, des choses qu'on ne comprend pas très bien», a-t-il expliqué.

Concernant son séjour en prison, l'écrivain récipiendaire du prix Renaudot a révélé ne pas avoir eu «de contact avec les autres détenus» et avoir été «coupé du monde», sans ses avocats.

«J'ai peur pour ma famille»

Boualem Sansal a également fait part de ses nombreuses craintes quant à un possible retour en Algérie dans le cadre d'un séjour. «J’ai peur pour ma famille, si je retourne en Algérie avec mon épouse, j’ai peur qu’on l’arrête aussi», s'est-il inquiété, avant d'avoir une pensée pour le journaliste Christophe Gleizes, détenu en Algérie pour «apologie du terrorisme».

«Je pense à Christophe Gleizes et il est pas le seul ils sont plusieurs dizaines de prisonniers politiques», a ajouté Boualem Sansal, qui a déclaré «contrôler chacun de ses mots» et ne pas parler «de manière naturelle» en raison du contexte diplomatique tendu entre Paris et Alger.

À ce sujet, l'écrivain a indiqué qu'il est «depuis toujours pour la réconciliation entre la France et l'Algérie», bien qu'estimant que sa situation et sa détention est liée aux positions de Paris sur le Sahara occidental.

La marocanité du Sahara par Emmanuel mACRON, un ÉLÉMENT déclencheur ?

«Tout a commencé là, quand le président Emmanuel Macron a reconnu la marocanité du Sahara», a-t-il rembobiné au micro de France 2.

Bruno Retailleau n'a pas été exempt de tout reproche également, puisque Boualem Sansal a estimé que celui qu'il qualifie d'«ami» a pu être d'une «certaine manière» un obstacle à une libération.

Une libération survenue grâce à négociation entamée par l'Allemagne, qui a assuré sa grâce par le président algérien Abdelmadjid Tebboune pour «motifs humanitaires» et son départ des geôles algériennes.

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