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Menaces de mort, insultes... Une maison départementale de la solidarité de Marseille obligée de fermer sous la pression des narcotrafiquants

Depuis quelques jours, des agents de la Maison départementale des solidarités ont dû quitter leurs locaux à Marseille (Bouches-du-Rhône). Une décision prise pour assurer leur sécurité, face à un point de deal qui ne cesse de se développer. 

Le trafic de drogue continue de prendre le pas sur les habitants et les travailleurs, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Il y a quelques jours, les agents de la Maison départementale de la solidarité Les Flamants ont dû quitter leurs locaux. En cause ? Le trafic de drogue qui gangrène la vie du quartier. 

Cette insécurité se manifeste par des «menaces de mort, des insultes, même des coups dans les véhicules lorsqu'on est obligé de pousser un peu les barricades pour pouvoir sortir», témoigne l'une des fonctionnaires de la Maison départementale de la solidarité Les Flamants, au micro de CNEWS. 

Parfois, les trafiquants n'hésitent pas à rentrer directement dans les locaux, pour menacer les agents. «Il y a des gens qui sont rentrés dans la MDS et qui ont dit, "si vos agents continuent à faire du bruit, donc à vous parler, messieurs, dames, aux médias, on va venir avec des fleurs, mais ce ne seront pas des fleurs pour la gentillesse. Vous comprenez le message ou pas ?" C'est une menace de mort», déplore une autre agent. 

Usage de drones par les trafiquants

Les fonctionnaires sont unanimes : il est impossible d'établir un dialogue avec ces jeunes, qui, pour la plupart, ne sont pas originaires du quartier.

«Ce sont des jeunes qui viennent d'ailleurs, de Bordeaux, de Paris. Comme on est sur le terrain, on a pu voir que ce n'étaient pas des jeunes de notre territoire, et on n'a plus cette possibilité de parler avec eux. Quand on passe devant eux, rien qu'à leurs yeux, on devine : "trace, avance", parce qu'on sait que ça va chauffer», explique une autre. 

«Ils n'ont pas la même façon que nos jeunes de nous parler, à qui on peut dire : "ça va, je suis là, tu me connais, je suis éducatrice, je vais venir aider une famille, laisse-moi rentrer". Là, on doit leur présenter nos cartes d'identité, nos cartes professionnelles», ajoute-t-elle. 

D'après plusieurs témoignages, des drones sont même utilisés par les dealers pour surveiller les travailleurs. 

Si depuis plusieurs semaines, les locaux de cette maison des solidarités sont fermés, les fonctionnaires affirment qu'ils continuent de travailler à distance et souhaitent être délocalisés pour assurer leur mission en toute sécurité. 

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