La Cinémathèque française a fermé les portes de ses quatre salles de cinéma à compter de ce vendredi 28 novembre, et ce pour un mois, à la suite d'une nouvelle infestation de punaises de lit.
Après avoir renforcé son protocole sanitaire à cause de punaises de lit signalées en début de mois, la Cinémathèque française a annoncé, ce vendredi 28 novembre, la fermeture de ses salles de projection et celle dédiée aux activités éducatives jusqu'au 2 janvier 2026 face à de nouveaux cas.
«Nous présentons nos sincères excuses pour ce désagrément, et partageons votre déception. Les billets achetés pour la période concernée seront évidemment intégralement remboursés [...] Nous remercions chaleureusement nos visiteuses et visiteurs pour leur compréhension et leur fidélité, et restons pleinement mobilisés pour leur offrir les meilleures conditions d’accueil», peut-on lire dans le communiqué.
Installée dans le XIIe arrondissement de la capitale, l'institution culturelle a prévu de mener «un traitement complet et durable» contre les punaises de lit. «L’ensemble des fauteuils sera démonté puis traité individuellement à la vapeur sèche à 180°, à plusieurs reprises, avant de faire l’objet de contrôles canins systématiques validant chaque étape. Les moquettes bénéficieront du même niveau d’attention et de traitement», a-t-elle précisé.
Un protocole strict de prévention et de traitement depuis 2021
Plusieurs programmations sont annulées, notamment la rétrospective Welles, prévue jusqu’à début janvier, le panorama du cinéma indonésien, les rétrospectives Mario Martone, José Luis Guerín ou le best-of des films restaurés.
En revanche, les autres espaces du bâtiment, dont l’exposition consacrée à Orson Welles, resteront accessibles durant toute la période d’assainissement.
Après une masterclass de Sigourney Weaver suivant la projection d’«Alien» de Ridley Scott, début novembre, plusieurs spectateurs avaient signalé des piqûres de punaises de lit, certains d’entre eux assurant même les avoir vus courir sur les fauteuils.
L’établissement, qui applique depuis 2021 un protocole strict de prévention et de traitement, conduit par «des prestataires spécialisés et certifiés», avait alors annoncé des mesures sanitaires renforcées.
Insectes nocturnes se nourrissant de sang humain, les punaises de lit ne transmettent pas de maladies, mais une infestation à domicile peut devenir un cauchemar en cas de détection tardive, pouvant nécessiter la destruction de vêtements et meubles.