Des agriculteurs, au volant de 80 tracteurs, ont bloqué vendredi l'autoroute A64 Toulouse-Bayonne et y installaient un campement pour passer la nuit, près de la ville de Carbonne (Haute-Garonne), a constaté un journaliste de l'AFP.
"Ce soir on sera là, demain matin on sera là", a déclaré à l'AFP Jerôme Bayle, figure régionale de la mobilisation agricole, tandis que les manifestants plaçaient des bottes de paille, installaient une tonnelle et un groupe électrogène sur la chaussée de l'autoroute qu'ils avaient déjà bloquée une dizaine de jours en 2024.
Cri de colère des agriculteurs : «Les agriculteurs veulent que les choses changent», insiste le journaliste Jean-Luc Thomas, en duplex de Laissac (Aveyron), dans #PunchlineWEpic.twitter.com/XOchIJp4Xq
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Trois syndicats agricoles, la Confédération paysanne, la Coordination rurale et le Modef, ont annoncé ce vendredi un rassemblement qui se tiendra samedi devant la préfecture de Mont-de-Marsan dans les Landes, en soutien aux éleveurs "qui ont vu ou voient encore l'entièreté de leur troupeau abattue, alors que d'autres solutions sont possibles".
Annie Genevard, ministre de l'Agriculture dans #180MinutesInfo : «Si on n'arrive pas à éradiquer la maladie, elle aura raison d'une grande partie du cheptel français» pic.twitter.com/eZplOLnT40
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Annie Genevard, ministre de l'Agriculture : «Ça me fait mal, je déplore ces violences. On a vu une ultra-gauche arriver et qui ne voulait qu'une chose : en découdre avec la police» pic.twitter.com/uougSiby8q
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La Confédération paysanne appelle vendredi à "des blocages partout en France" pour protester contre la méthode déployée par le gouvernement face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), ce dernier considérant "l'abattage" des bovins atteints par la maladie comme "la seule solution".
"La gestion sanitaire choisie par le gouvernement et les dirigeants de la FNSEA est plus effrayante que la maladie elle-même. Vu le développement de la maladie et l’ampleur des mobilisations, il n’y aura pas d’autre issue" que "l’arrêt de l’abattage total", affirme le troisième syndicat agricole français dans son communiqué, appelant donc "à se mobiliser et à organiser des blocages partout en France pour en finir avec cette folie".
La dermatose nodulaire contagieuse (DNC), non transmissible à l'humain, est apparue en France en juin, en Savoie.
Arnaud Rousseau, président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricole : «Les agriculteurs ne sont pas des délinquants (...). Pour eux, il est insupportable de voir les animaux, dont ils ont la charge, être abattus de la sorte» pic.twitter.com/S2UaM5StO7
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Face à la dermatose des bovins, "pour sauver tout la filière, l'abattage est la seule solution", a assuré la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, qui a aussi élargi la zone de vaccination des animaux autour de deux foyers récents dans le Sud-Ouest.
"Le protocole actuel fonctionne", a-t-elle affirmé dans une interview au Parisien. Quant à une vaccination générale, elle s'est dite "ouverte au dialogue, c’est une question à l’étude. On va commencer par étendre la zone vaccinale, autour des foyers de contamination".
L'abattage du troupeau de 200 vaches a débuté vendredi matin dans l'élevage d'Ariège où un cas de dermatose bovine a été détecté, a constaté un journaliste de l'AFP.
Après deux jours d'une mobilisation agricole visant à éviter l'euthanasie du bétail, les services vétérinaires ont pu se rendre dans l'étable, escortés par la gendarmerie, qui a délogé jeudi soir par la force quelques centaines de manifestants.
Sur les 4 interpellations de la nuit, une seule personne était en garde à vue ce vendredi matin pour participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou destructions ou dégradations de biens, indique le parquet de Foix à CNEWS.
Serge Papin, ministre des PME et du Commerce : «La dermatose ne se résoudra que par la vaccination». Il revenait sur les affrontements entre les agriculteurs dans l'Ariège et les gendarmes. pic.twitter.com/F5IqpCQUOj
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Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a indiqué que les affrontements en Ariège avaient opposé les forces de l'ordre et 500 manifestants. Il y a eu 4 interpellations, a-t-il précisé sur RTL.
«Arnaud Rousseau n'a pas de vaches, il ne peut pas se mettre à la place des éleveurs», a assuré Eloi Nespoulous, président de la Coordination rurale Occitanie. Il décrivait les heurts entre les agriculteurs mobilisés contre les abattages de bovins en Ariège et les gendarmes. pic.twitter.com/xytcx0R10j
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Les forces de l'ordre ont pris dans la soirée de jeudi le contrôle d'une ferme ariégeoise où se trouvaient plusieurs dizaines d'opposants à l'abattage d'un troupeau de vaches, en raison d'un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a constaté un journaliste vidéo de l'AFP.
Faisant usage de gaz lacrymogène, les gendarmes mobiles ont investi peu avant 23h00 l'élevage situé dans le village des Bordes-sur-Arize, éloignant les manifestants alors que des affrontements ont ponctué la soirée, les grenades lacrymogènes répondant à des jets de projectiles dans un paysage nocturne éclairé par des feux de bottes de foin ou de palettes.