Deux enfants d'une fratrie placés en foyer à Paris ont été tondus en juillet, a annoncé ce jeudi l'Hôtel de Ville, précisant qu'elle avait fait un signalement à la justice.
Une affaire qui pose grandement question. Après un premier cas récemment recensé, deux autres enfants ont été tondus à Paris, en juillet, au sein d'un foyer, a annoncé la mairie ce jeudi. Il s'agirait de deux frères.
«La ville de Paris a fait un signalement au Parquet mardi», a indiqué à l'AFP la ville de Paris, confirmant une information de Franceinfo.
«La ville a convoqué la directrice (de l’association gérant le foyer). On reçoit la famille cette semaine et en début de semaine prochaine», a-t-on ajouté de même source, précisant toutefois l'absence de «caractère humiliant» contrairement à une affaire similaire révélée récemment.
UN autre cas dévoilé
Un acte qui n'est pas isolé. La semaine dernière, le parquet de Paris avait annoncé l'ouverture d'une enquête pour «violences volontaires sur mineur de quinze ans par personne ayant autorité» après des révélations indiquant qu'un jeune garçon a été tondu en février 2025, dans un foyer de l’aide sociale à l’enfance du 13ᵉ arrondissement de Paris.
La mairie de Paris, en charge de l’aide sociale à l’enfance, avait dénoncé des «manquements inacceptables». Elle avait estimé qu'«aucune des justifications avancées, qu’il s’agisse du prétendu accord de l’enfant, de l’éventuelle autorisation de sa mère, ou encore des tentatives, en tout état de cause non vérifiées, de se débarrasser de poux, ne saurait légitimer la violence qui lui a été infligée».
En avril, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les manquements des politiques publiques de protection de l'enfance avait alerté, dans un rapport, sur un système «qui craque de toutes parts», pointant l'existence d'une «violence institutionnelle» exercée parfois directement par des professionnels au contact des enfants.
Le rapport déplorait notamment l'absence de «règle minimale d'encadrement» dans les foyers ainsi que des contrôles encore «beaucoup trop lacunaires» pour protéger les près de 400.000 mineurs concernés par une mesure d'aide sociale à l'enfance en France.