Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Nokia France acte la suppression de 421 postes après un accord syndical

Au total, plus de 18% des quelque 2.300 salariés de Nokia en France sont concernés et les départs vont s'effectuer exclusivement sur la base du volontariat. [Josep LAGO / AFP]

La filiale française de l'équipementier finlandais Nokia a conclu un accord avec deux syndicats majoritaires pour mettre en œuvre un plan de rupture conventionnelle collective. Cette décision entraîne la suppression de 421 postes.

La branche française de l'équipementier finlandais de télécommunications Nokia a signé un accord avec les syndicats CFDT et CFE-CGC visant à supprimer 421 postes en France, ont indiqué lundi à l'AFP plusieurs sources syndicales. Ce plan de rupture conventionnelle collective (RCC) approuvé le 19 décembre, concerne 78 postes sur le site de Lannion (Côtes d'Armor) et 343 postes sur les sites de Paris-Saclay, en région parisienne.

Un plan de départ volontaires d'ampleur

Au total, plus de 18% des quelque 2.300 salariés de Nokia en France sont concernés. Les départs vont s'effectuer exclusivement sur la base du volontariat. Les salariées peuvent se porter candidats à partir de début janvier 2026 et jusqu'à la fin du mois du juin. 

Les ruptures conventionnelles collectives, qui ne nécessitent pas de justification économique doivent toutefois impérativement obtenir l'aval des représentants du personnel, condition remplie avec la signature des syndicats majoritaires.

des syndicats divisés face à la stratégie de l'entreprise

Si la CFDT et la CFE-CGC ont validé l'accord, la décision n'a pas fait l'unanimité. «Les suppressions d'emplois ne sont jamais une bonne nouvelle», a reconnu auprès de l'AFP Olivier Marcé, délégué syndical central CFE-CGC. Il estime néanmoins que ce dispositif peut représenter «une opportunité» pour certains salariés, notamment les plus anciens et permettre de «rajeunir la moyenne d'âge de la société».

A l'inverse, le syndicat CGT qui n'a pas signé l'accord, a de son côté dénoncé dans un tract «une stratégie de démantèlement qui sacrifie l'emploi». La rupture conventionnelle collective est devenue «un outil presque routinier de gestion des effectifs, permettant d'enchaîner les réductions sans jamais interroger la stratégie industrielle», a fustigé l'organisation syndicale.

Après avoir signé les deux précédents accord en 2023 et 2024, la CGT affirme ne plus vouloir «accompagner ce genre de procédés».

Ailleurs sur le web

Dernières actualités