Les entrées irrégulières dans l'Union européenne ont baissé de 26% en 2025, selon l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex.
Une tendance migratoire à la baisse ? Selon Frontex, l'année 2025 a vu une diminution du nombre de passages irréguliers aux frontières de 26%. Au total, on a compté 178.000 migrations clandestines en Europe, chiffre le plus bas depuis 2021.
Si cette baisse constitue «une évolution significative», comme on peut le lire sur le site de l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, la situation aux frontières de l'Europe reste une source de préoccupation majeure. En effet, à cause des conflits et de l'instabilité des réseaux de passeurs, certaines routes pourraient être rapidement abandonnées et d'autres créées.
En détail, Frontex estime que la route la plus empruntée en 2025 reste celle menant vers les pays centraux de Méditerranée (France, Italie) et qu'elle est particulièrement visée par des migrants provenant de pays comme le Bangladesh, l'Egypte ou encore l'Erythrée. Au total, cette route a été choisie par plus de 66.000 migrants clandestins.
Avec 65.000 traversées illégales de frontière, on constate aussi une forte affluence vers le Royaume-Uni, depuis des pays d'Afrique de l'Est ou encore l'Afghanistan. Les pays de l'est de la Méditerranée (Grèce, côte Adriatique) restent également un point de chute important des embarquements clandestins (51.000 passages illicites en 2025), notamment au départ de l'Afghanistan, du Soudan ou encore de l'Egypte.

Pour Frontex, l'année 2026 sera une véritable bascule : le Pacte européen sur la migration et l’asile entrera en effet pleinement en vigueur en juin prochain. Il s'agit d'une réforme majeure du système européen de migration et d’asile. «Cette entrée en vigueur coïncidera avec des changements majeurs dans la gestion des frontières européennes, notamment le déploiement complet du système d’entrée/sortie (SEE) et le lancement prévu du système européen d’information et d’autorisation de voyage (ETIAS) plus tard dans l’année», précise Frontex.

Si certaines zones géographiques restent privilégiées des migrants sans visa, comme la zone méditerranéenne, où on a même compté une augmentation des cas de passage de frontière illicite dans la zone ouest (Espagne, Portugal), d'autres zones semblent connaître une nette baisse de cas.
C'est notamment le cas en Afrique de l'ouest, où une diminution de 63% du nombre de migrations clandestines sur leur sol a été constatée. Une tendance similaire a été observée dans la zone méditerranéenne est (-27%), à la frontière des Balkans (-42%) ou encore des pays de l'Europe de l'est (-42%). Pour ce qui est de la zone méditerranéenne centrale (-1%) et du Royaume-Uni (-3%), la situation est restée stable.
Cette année, Frontex anticipe ainsi observer une nouvelle baisse du nombre d'entrées irrégulières, notamment en ce qui concerne les trajets par voie terrestre et maritime.