L'annonce a été faite ce vendredi 16 janvier. Fabien Roussel, maire sortant de Saint-Amand-les-Eaux (Nord), se présentera face aux électeurs lors des élections municipales des 15 et 22 mars prochain. Un test pour le secrétaire national du Parti communiste français, qui a en ligne de mire le scrutin présidentiel de 2027.
En 2024, à la suite de la dissolution, Fabien Roussel perdait son siège de député du Nord au profit du Rassemblement national (RN). Fragilisé par cette défaite, l’élu communiste a décidé de retourner à la conquête d’un nouveau mandat en se portant candidat à la mairie de Saint-Amand-les-Eaux (Nord), dont il est maire depuis janvier 2025. Il a annoncé sa candidature dans une lettre aux habitants de la ville thermale, dans laquelle il dit souhaiter «cultiver le vivre-ensemble tout en veillant à la sécurité». Il fait notamment valoir le déploiement de la vidéosurveillance ou encore une stabilité de l'imposition au niveau local.
Un parachutage contesté
L’ancien maire communiste Alain Bocquet avait cédé sa place à Fabien Roussel en janvier 2025 après 30 ans à la tête de cette ville de 16.000 habitants près de Valenciennes. Cette succession a été fortement critiquée par ses opposants. Éric Renaud, ancien adjoint d'Alain Bocquet passé dans l'opposition et candidat aux élections de 2026, avait alors dénoncé un «remplacement illégitime» et de «minables intérêts politiciens». Lors du scrutin du 15 mars, outre Éric Renaud, Fabien Roussel sera opposé à Éric Castelain, conseiller municipal d'opposition soutenu par le RN, qui décrit sa liste comme «transpartisane».
En 2020, Éric Renaud avait à l'époque obtenu 28,79 % contre 50,96 % pour Alain Bocquet, réélu au premier tour. Éric Castelain, qui avait alors mené campagne sans le soutien du RN, avait récolté 8,53 % des voix. Saint-Amand-les-Eaux «n'est pas une ville communiste», assure Éric Castelain : aux scrutins municipaux précédents, «les gens ne votaient pas communiste, ils votaient Bocquet», et l'absence du maire historique pourrait, selon lui, rebattre les cartes. Un échec aux municipales pour Fabien Roussel mettrait en péril son éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2027.