A la tête de la commission d’enquête sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public, le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), a dénoncé ce mardi 20 janvier une chronique de l’humoriste Merwane Benlazar sur France Inter, qui selon lui appelle à la «censure politique».
Une sortie qui ne passe pas. Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d’enquête sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public, a dénoncé ce mardi les propos tenus par l’humoriste Merwane Benlazar sur France Inter.
❗️Monsieur Merwane Benlazar, votre appel à la censure politique et au cordon sanitaire médiatique, sous couvert d’humour, dans l’émission Zoom Zoom Zen sur @franceinter est grave et inacceptable. pic.twitter.com/yk0xjCka0D
— Jérémie Patrier-Leitus (@JPatrierLeitus) January 19, 2026
«Monsieur Merwane Benlazar, votre appel à la censure politique et au cordon sanitaire médiatique, sous couvert d’humour, dans l’émission Zoom Zoom Zen sur France Inter est grave et inacceptable», a ainsi dénoncé le député du Calvados sur X.
En effet, dans sa chronique, celui qui avait été évincé de France 5 après la découverte d’anciennes publications jugées islamistes, a déclaré : «On a été trop gentils avec l’extrême droite. Mettre un facho au micro, c’est légitimer ses idées.»
une volonté de «censure politique»
Merwane Benlazar va plus loin ajoutant : «Et souvent, quand on donne la parole aux racistes, c’est sous couvert qu’“on reçoit tout le monde ici”. (...) À quel moment c’est devenu un bon argument, une bonne chose, de “recevoir tout le monde” ? (…) T’es un média, t’as une responsabilité, j’attends de toi que tu fasses le tri avant de recevoir les gens !»
Pour Jérémie Patrier-Leitus, le contenu de la chronique sort des simples barrières de l’humour et constitue une véritable volonté de «censure politique», compatible avec la loi française.
«La loi oblige l’ensemble des médias audiovisuels, a fortiori publics, à respecter le pluralisme politique qui est un pilier de notre démocratie», a rappelé l’élu normand, indiquant souhaiter voir Matthieu Noël, producteur de l’émission, ainsi que le directeur du numérique et la personne chargée des réseaux sociaux de France Inter convoqués devant la commission d’enquête.