Les époux Isabelle et Patrick Balkany, de nouveau jugés devant la cour d’appel de Paris depuis le 26 novembre concernant les dommages-intérêts dus à l’État dans le cadre de l’affaire de blanchiment de fraude fiscale, vont être fixés sur leur sort ce mercredi 21 janvier.
Le dernier volet d'une saga judiciaire. Jugés en appel concernant les dommages-intérêts dus à l’État dans le cadre de l’affaire de blanchiment de fraude fiscale, Isabelle et Patrick Balkany doivent être fixés sur leur sort ce mercredi 21 janvier.
Patrick et Isabelle Balkany avaient été définitivement condamnés par la Cour de cassation en mai 2024 à quatre ans et demi et trois ans et demi de prison, ainsi que 100.000 euros d’amende chacun et dix ans d’inéligibilité.
Néanmoins, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire avait annulé la condamnation à 400.000 euros de dommages-intérêts de l’ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), son épouse et leur fils, Alexandre Balkany.
Au premier jour de ce procès en appel le 26 novembre dernier, l'Etat avait annoncé renoncer à réclamer des dommages-intérêts au couple Balkany, estimant que les sanctions fiscales et pénales déjà prononcées dans cette affaire suffisaient à réparer le préjudice.
Me Geneviève Caralp-Delion, avocate de l'État, a toutefois demandé la confirmation de la somme de 30.000 euros allouée au titre des frais de justice pour couvrir les dépenses de procédure engagées par l'État.
Près de 13 millions d’euros d’avoirs dissimulés au fisc
Âgés respectivement de 77 et 78 ans, Patrick et Isabelle Balkany ont été définitivement reconnu coupables d'avoir dissimulé, près de 13 millions d’euros d’avoirs au fisc entre 2007 et 2014.
L'enquête avait révélé deux luxueuses propriétés, «Pamplemousse» aux Antilles et «Dar Gyucy» à Marrakech, détenues via des sociétés offshore panaméennes et des comptes en Suisse. Ces biens ont été saisis ou vendus, et l’usufruit du moulin à Giverny confisqué, les enfants conservant la nue-propriété.
La cour déterminera donc le montant final de la réparation due à la collectivité, qui devra être acquitté solidairement par tous les condamnés et clore le volet financier de cette affaire.
En début de mois, Patrick Balkany avait déjà vu rejeter sa demande de levée de son inéligibilité, comme l'avait fait le tribunal correctionnel en février, l'empêchant de briguer un nouveau mandat en mars 2026. Pour rappel, il a été à la tête de la municipalité de Levallois-Perret pendant 30 ans avant que plusieurs affaires judiciaires n'aient été ouvertes.