L'Iran veut "conclure un accord" avec les Etats-Unis, a déclaré vendredi Donald Trump, en ajoutant qu'il avait fixé à Téhéran un délai qu'il n'a pas divulgué.
"Je peux vous dire qu'ils veulent conclure un accord", a déclaré le président américain aux journalistes dans le Bureau ovale. Lorsqu'on lui a demandé s'il avait communiqué aux Iraniens un délai, M. Trump a répondu "oui".
Mahyar Monshipour, ancien champion du monde de boxe : «Les Iraniens ne veulent plus de ce régime depuis longtemps», dans #180MinutesInfopic.twitter.com/euc5zow764
— CNEWS (@CNEWS) January 30, 2026
Le chef de la diplomatie iranienne s'est dit prêt vendredi à discuter sur le nucléaire mais pas sur les capacités de défense du pays, ajoutant qu'"aucune" rencontre n'était prévue à ce stade avec les Etats-Unis.
"Je tiens à affirmer fermement que les capacités de défense et les missiles iraniens ne feront jamais l'objet de négociations", a déclaré Abbas Araghchi lors d'une conférence de presse avec son homologue turc à Istanbul. "La sécurité du peuple iranien ne regarde personne d'autre".
L'Iran est «prêt à reprendre les négociations sur le nucléaire», «sur un pied d'égalité», a déclaré le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi vendredi lors d'une conférence de presse à Instabul avec son homologue turc.
«Si les négociations sont justes et équitables, la République islamique d'Iran est prête à y participer», a-t-il ajouté, assurant, dans la ligne habituelle de l'Iran, que son pays n'avait «jamais cherché à se doter de l'arme nucléaire».
Les Etats-Unis doivent résister à la pression de leur allié israélien de frapper l'Iran, a affirmé vendredi le chef de la diplomatie turque à l'issue d'une rencontre à Istanbul avec son homologue iranien.
"Nous constatons qu'Israël tente de persuader les États-Unis de lancer une attaque militaire contre l'Iran (...) Nous espérons que l'administration américaine fera preuve de bon sens", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan lors d'une conférence de presse avec son homologue Abbas Araghchi.
La reprise des négociations nucléaires entre Téhéran et Washington est "vitale", au moment où les Etats-Unis font peser la menace d'une intervention militaire contre l'Iran, a jugé vendredi le chef de la diplomatie turque à l'issue d'un entretien avec son homologue iranien à Istanbul.
"La reprise des négociations sur le nucléaire entre l'Iran et les États-Unis est vitale afin d'apaiser les tensions régionales", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, affirmant que "ces négociations ouvriront également la voie à la levée des sanctions imposées à l'Iran".
Le chef du pouvoir judiciaire en Iran, Gholamhossein Mohseni Ejei, a prévenu vendredi que les Européens "subiront les conséquences" de leur décision "insensée", la veille, de désigner les Gardiens de la Révolution comme "organisation terroriste".
"Il ne fait aucun doute que cette action hostile" de l'Union européenne "ne restera pas sans réponse", a-t-il assuré, selon la télévision d'Etat. "Ils subiront les conséquences de cette décisions insensée".
Les Gardiens de la Révolution, bras armé de la République islamique, sont accusés d'avoir orchestré la répression sanglante de la contestation populaire en janvier.
Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé auprès de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan que Washington devait cesser de faire planer la menace d'une intervention militaire pour laisser une chance à la diplomatie, a indiqué vendredi la présidence iranienne.
"La réussite de toute initiative diplomatique dépend de la bonne volonté des parties concernées et de l'abandon des mouvements et actions belliqueux et menaçants dans la région", a-t-il dit lors d'un échange téléphonique, selon le communiqué de la présidence iranienne.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proposé vendredi à son homologue iranien Massoud Pezeshkian de jouer un rôle de "facilitateur" entre Téhéran et Washington, qui fait peser la menace d'une intervention militaire contre l'Iran, a annoncé Ankara.
"Au cours de leur entretien (téléphonique), le président Erdogan a souligné que la Turquie était prête à jouer un rôle de facilitateur entre l'Iran et les États-Unis afin d'apaiser les tensions et de résoudre les problèmes", a indiqué dans un communiqué la présidence turque, alors que chef de la diplomatie iranienne est en visite vendredi à Istanbul.
Le président américain a déclaré dans la nuit qu'il "espère ne pas devoir" frapper l'Iran, pays sur lequel les Etats-Unis font peser la menace d'une intervention militaire.
"Nous sommes forts. Nous sommes puissants financièrement. Nous sommes puissants militairement. (...) Et désormais nous avons un groupe (aéronaval) qui se dirige vers un pays appelé Iran. Et j'espère ne pas devoir utiliser cette force", a-t-il déclaré devant la presse à Washington.