Le président de l’Institut du monde arabe (IMA), Jack Lang, sera reçu dimanche au ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer sur ses liens passés avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein.
Jack Lang cité dans l’affaire Epstein. Le président de l’Institut du monde arabe (IMA) sera reçu au ministère des Affaires étrangères ce dimanche a annoncé à l’AFP le ministre, Jean-Noël Barrot depuis Erbil, au Kurdistan irakien, où il est en déplacement.
L'ancien ministre de la Culture devra s’expliquer sur ses liens passés avec Jeffrey Epstein, financier américain inculpé de trafic sexuel de mineures. Sollicité par l’AFP, Jack Lang n’avait pas répondu dans l’immédiat.
aucune charge ne pèse sur lui
Les appels à sa démission se sont multipliés après que les liens avec Jeffrey Epstein ont été mis au jour par la publication de millions de documents par le Département américain de la Justice où de nombreuses personnalités sont citées.
L’exécutif français avait estimé jeudi soir que l’ancien ministre de la Culture, âgé de 86 ans, devrait «penser à l'institution» de l’IMA, qu’il dirige depuis 2013. Le ministère des Affaires étrangères, dont la subvention représente la moitié du budget de l’IMA, avait annoncé sa convocation dans la foulée, sans préciser de date.
Mercredi, Jack Lang avait formellement exclu de démissionner, invoquant sa «naïveté» face aux révélations sur ses liens passés avec Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019.
Aucune charge ne pèse contre Jack Lang et sa présence dans ces trois millions de documents n’implique de sa part aucun acte répréhensible. Mais la mention de son nom à 673 reprises et ses liens d’intérêt avec le financier américain l’ont mis en mauvaise posture lui et sa fille Caroline.
Cette dernière a démissionné lundi de la tête d'un syndicat de producteurs de cinéma après des révélations sur une société «offshore» qu'elle aurait fondée en 2016 avec l’homme d’affaires américain.