Venu soutenir le candidat de la liste d’union de gauche à Aix-en-Provence, lors d’un meeting ce jeudi soir à Aix-en-Provence, le militant anti-narcotrafic Amine Kessaci, candidat à Marseille au côté de Benoît Payan, a dû être exfiltré pour des raisons de sécurité. Une enquête a été ouverte.
De nouvelles menaces inquiétantes à son encontre. Amine Kessaci, militant anti-narcotrafic et candidat sur la liste de Benoît Payan aux municipales marseillaises, a dû être exfiltré d’un meeting de la gauche unie ce jeudi 5 février à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).
Au moment des faits, Amine Kessaci assistait à une conférence de presse aux côtés du député PS Marc Pena, tête de liste de l’union de gauche à Aix, en amont du meeting de campagne de ce dernier. A cette occasion, le jeune militant devait porter son message pour inciter les villes à s'engager face au narcotrafic.
Pendant la conférence, ses officiers de sécurité ont reçu une alerte, nécessitant son départ impromptu et sa mise à l'abri pendant plusieurs heures dans un lieu sécurisé, a précisé son entourage, qui vit sous protection policière depuis cet été.
Une enquête ouverte
La menace est partie d’une «simple information non vérifiée et non recoupée et pas matérialisée pour l'heure», a indiqué une source proche du dossier, précisant qu’une enquête judiciaire a été ouverte et confiée à la Brigade de répression du banditisme (BRD) de la police judiciaire de Marseille.
Pour rappel, en novembre dernier, son petit frère Mehdi avait été assassiné en plein jour à Marseille, un possible crime d'intimidation qui a bouleversé jusqu'au sommet de l'Etat et a nécessité de renforcer encore la sécurité autour du jeune homme de 22 ans.
La famille Kessaci avait déjà été endeuillée en 2020 par l'assassinat d'un autre de ses frères, Brahim, 22 ans, dont le corps avait été retrouvé carbonisé dans un véhicule.
Fin janvier, Amine Kessaci, qui vient des Écologistes, avait annoncé sa candidature sur la liste du Printemps marseillais menée par Benoît Payan dans une coalition allant des socialistes aux communistes, en passant par Les Écologistes. Il était arrivé sous escorte, entouré de gardes aux visages dissimulés pour cette annonce dans un fast-food solidaire des quartiers nord de Marseille.