Le Parti socialiste esquissera ce dimanche les grandes lignes de sa stratégie pour les prochaines élections municipales. La formation politique entend conserver ses bastions grâce notamment à des alliances avec les communistes et les écologistes.
Le PS passe à la vitesse supérieure dans sa campagne. Ce dimanche, le Parti socialiste organise sa convention nationale dédiée aux municipales. A cette occasion, des élus de toute la France présenteront «les batailles communes» qu’ils mènent sur les territoires, «au service d’un projet de justice sociale et écologique».
Désireux d’apparaître comme «la force politique qui va présenter le plus de candidats pour être maire», le PS a annoncé présenter 2.000 candidats les 15 et 22 mars. Actuellement, le parti dit compter 1.200 maires et diriger un quart des billes de plus de 20.000 habitants en France.
Parmi les espoirs de victoire des socialistes, qui tenteront conserver leurs mairies à Paris, Marseille, Montpellier et Lille, figurent notamment Saint-Etienne, Limoges, Amiens et Toulouse, qui serait la «cerise sur le gâteau» pour Pierre Jouvet, le responsable des élections au sein du parti.
A l’occasion du premier tour des élections municipales, le Parti socialiste est parvenu à nouer des alliances avec les communistes et les Ecologistes, en fonction des situations locales. A contrario, les tensions se sont accentuées avec La France insoumise. Une opposition qui laisse planer le doute sur d’éventuelles alliances au second tour entre les deux formations politiques de gauche.
Tout miser sur «le pragmatisme»
Déterminé à conserver ses bastions, le Parti socialiste mise sur «des élus pragmatiques», représentant «d’une gauche du faire et du concret», où l’éducation, la culture et la justice sociale sont placés au premier plan.
Longtemps jugé tabou, le thème de la sécurité est désormais intégré par les maires socialistes. Nos élus «regardent le sujet de la sécurité tous les jours en face», a insisté Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, à l’AFP.
Face à la pression de La France insoumise, également déterminée à réaliser un score aux élections municipales, le Parti socialiste a pour stratégie d’occuper le terrain pour «reconquérir les électeurs». De ce fait, le Premier secrétaire Olivier Faure a lancé, le 5 février, un tour de France.
Le député de Seine-et-Marne, libéré de la séquence budgétaire, ira «soutenir les listes de rassemblement de la gauche et des écologistes qui, grâce à un accord historique, permettront à près de 20 millions d’électeurs de disposer d’un bulletin unitaire».
Un test avant 2027
Ces élections municipales devraient également servir d’expérimentation pour le Parti socialiste avant l’échéance présidentielle de 2027. En effet, le PS devrait choisir son mode de participation au printemps prochain.
Si Olivier Faure s’est dit favorable à une participation à la primaire de la gauche unitaire, le 11 octobre, le parti semble plus divisé, certains cadres souhaitant se rallier directement à l’eurodéputé Raphaël Glucksmann.
Ce jeudi, le député socialiste Jérôme Guedj a surpris en annonçant sa candidature à la présidentielle de 2027. Une dite candidature qui a pour objectif d’«accélérer à la fois le travail programmatique et le travail stratégique» de la gauche non mélenchoniste. Les semaines à venir s’annoncent cruciales pour le PS.