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Narcotrafic : la Marine nationale saisit 2,4 tonnes de cocaïne au large de la Polynésie française

Ces stupéfiants ne sont pas destinés à la Polynésie française, mais les trafiquants traversent ses eaux. [Handout / FRENCH CUSTOMS IN POLYNESIA / AFP]

La Marine nationale a saisi 2,4 tonnes de cocaïne sur un navire au large de la Polynésie française, ont indiqué les autorités samedi dans un communiqué. Cette nouvelle prise spectaculaire porte à près de 12 tonnes la quantité de drogue interceptée en un mois dans les eaux polynésiennes.

La saisie a été réalisée ce jeudi en haute mer, avec l'appui d'un avion Falcon Gardian des forces armées en Polynésie française. Au total, 100 ballots de cocaïne (2,4 tonnes) ont été découverts à bord du navire intercepté. Cette opération s'inscrit dans une série d'interventions d'ampleur menées ces dernières semaines dans la zone.

En un mois, près de 12 tonnes de cocaïne ont été saisies dans les eaux polynésiennes. Trois cargaisons massives, comprises entre deux et cinq tonnes chacune, ont été interceptées sur des navires en transit. A cela s'ajoutent 473 kilogrammes découverts dans un conteneur sur le port de Papeete.

Une route stratégique du narcotrafic dans le Pacifique

Ces stupéfiants ne sont pas destinés à la Polynésie française. Les trafiquants empruntent les eaux du territoire comme zone de passage entre les pays producteurs d'Amérique latine et les marchés consommateurs du Pacifique, notamment la Nouvelle-Zélande et surtout l'Australie.

«Conformément aux pratiques applicables en droit international et en lien avec le parquet de Papeete, le navire et son équipage ont été autorisés à reprendre leur navigation», précise le communiqué du Haut-Commissariat. Cette méthode, avait précédemment suscité des réactions en Australie, mais le parquet de Papeete indique préférer consacrer ses moyens aux affaires touchant directement la Polynésie. 

Il laisse ainsi aux Etats du pavillon des navires, ou aux pays destinataires de la drogue, le soin de traiter ces dossiers complexes. Les navires contrôlés demeurent toutefois surveillés par les Etats du Pacifique.

L'opération a été appuyée par la gendarmerie nationale et l'Office Français Anti Stupéfiants (OFAST), avec «la coopération de services du gouvernement américain», selon la même source.

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