Une semaine après que l'un de ses précédents meetings a été la cible de tirs de mortier, Karl Olive, candidat (EPR) à la mairie de Poissy, dans les Yvelines, tenait, ce samedi 21 février, un nouveau rassemblement, cette fois pour dire non à la violence.
Elles ont tenu à faire passer un message. Ce samedi 21 février, à Poissy (Yvelines), une centaine de personnes se sont réunies place Racine, une semaine après les tirs de mortier qui avaient visé Karl Olive, candidat aux élections municipales, lors de l’un de ses meetings.
Les faits remontent au 14 février. L’ancien maire de Poissy (2014-2022), aujourd’hui candidat sous l’étiquette Ensemble pour la République (EPR), participait à un «café-quartier» réunissant une soixantaine d’habitants. L’objectif : échanger sur ses ambitions pour cette commune de 41.000 habitants.
Moins de trente minutes après le début du rassemblement, quatre tirs de mortier avaient été lancés, en provenance de l’arrière du centre social André-Malraux. En tout, cinq personnes ont été blessées, souffrant de blessures superficielles.
Présents au moment de l’attaque, de nombreux habitants ont tenu à participer à ce nouveau rassemblement samedi. Encore marqués par la violence des faits, plusieurs d’entre eux ont confié à CNEWS leur «incompréhension» et leur «choc» après les événements de la semaine précédente, reconnaissant avoir eu «du mal à venir aujourd’hui».
«C’est très, très triste, parce qu’avant Poissy n’était pas du tout comme ça», a confié une jeune femme, estimant que l’attaque avait été «très marquante». «Il y avait des enfants, des mamans, des personnes âgées, donc c’était assez dangereux.»
«La démocratie locale n’est pas une guerre»
De son côté, Karl Olive avait rapidement condamné «ces actes d’une extrême gravité», avec «la plus grande fermeté». « La campagne municipale doit rester ce qu’elle doit toujours être : un débat d’idées, de projets contre d'autres, dans le respect des personnes. La démocratie locale n’est pas une guerre. Elle n’a jamais vocation à opposer les habitants entre eux».
Au total dans cette affaire, neuf plaintes ont été déposées. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Versailles.
La semaine précédente, Romain Bertrand, candidat aux élections municipales à Houilles, toujours dans les Yvelines, avait lui aussi été la cible d’une attaque similaire, illustrant un climat de tensions préoccupant.