Alors que le détroit d’Ormuz reste fermé, la question de l’indépendance énergétique de la France se pose. Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé, ce jeudi, la relance des appels d’offres pour développer les énergies renouvelables.
Depuis le début de la guerre en Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz, les prix de l'énergie et de l'essence flambent pour les Français.
Afin de réduire la dépendance de la France aux importations d’énergies fossiles, le gouvernement a annoncé, jeudi 2 avril, la relance des appels d’offres pour développer l’éolien terrestre et en mer ainsi que le photovoltaïque. L’objectif est simple : augmenter la production d’électricité verte et retrouver une indépendance énergétique.
A l’occasion d’une conférence de presse à Bercy, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, s’est réjouie de la nouvelle : ≪C’est un honneur pour moi d’annoncer la relance des appels d’offres pour les énergies renouvelables électriques ». Ces appels d’offres s’inscrivent dans le cadre de la feuille de route énergétique de la France (PPE), dévoilée le 13 février dernier.
Le pari de l’éolien en mer
Afin de produire plus d’électricité verte, le gouvernement compte en partie sur le déploiement des éoliennes en mer. Il a d’ailleurs publié les différentes zones de déploiement ainsi que les critères majeurs. ≪L’objectif 2035, je le rappelle, c'est quinze gigawatts supplémentaires. Cinq gigawatts étaient déjà attribués. Nous lançons les dix gigawatts restants≫, a déclaré le ministre de l’Économie Roland Lescure.
Pour cela, le gouvernement a fusionné deux appels d’offres qui étaient attendus par la filière, les appels d’offres 9 et 10, dont les premiers lauréats seront désignés d’ici à fin 2026-début 2027, selon Bercy.
Au total, les éoliennes en mer produiront une puissance cumulée d’environ 10 GW, dont 5 GW d’éolien posé et 5 GW d’éolien flottant, répartis sur l’ensemble des façades maritimes : Fécamp-Grand-Large, Bretagne-Nord-Ouest, Bretagne-Sud, Oléron, Narbonnaise Sud Hérault, du Golfe du Lion Centre et du Golfe de Fos.
Le photovoltaïque et l’éolien terrestre également concernés
Afin de diversifier les productions d’énergies vertes, le gouvernement mise également sur d'autres types d'énergies renouvelables. Deux appels d’offres sont attendus en juillet pour le photovoltaïque et un autre sur l’éolien terrestre en mai.
L’objectif est ainsi d’inverser la répartition entre pétrole et gaz et énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien terrestre et en mer) en passant de 60% d’énergies fossiles dans la consommation finale de la France en 2026 à 60% d’énergie décarbonée d’ici à 2030, et jusqu’à 70% en 2035.
Ces projets complètent l’augmentation de la production du parc nucléaire existant et le lancement de la construction de six réacteurs de nouvelle génération EPR2, dont le premier doit entrer en service en 2038.