L’avocat de Rima Hassan, Me Vincent Brengarth, a jugé ce vendredi en conférence de presse que la garde à vue de l’eurodéputée pour «apologie du terrorisme» ce jeudi était «parfaitement illégale».
La défense a ciblé la procédure en flagrance ouverte par le parquet dans ce dossier. Placée en garde à vue ce jeudi pour «apologie du terrorisme» dans les locaux du 2e district de police judiciaire de Paris, Rima Hassan a donné ce vendredi une conférence de presse avec son avocat Me Vincent Brengarth pour dénoncer cette procédure.
Me Vincent Brengarth a estimé vendredi que la garde à vue de l'eurodéputée ce jeudi était «parfaitement illégale». Il a justifié cette prise de position en assurant qu’il y avait eu «un dévoiement de la procédure en flagrance par le parquet» pour permettre une garde à vue sans avoir à demander la levée de l'immunité parlementaire de Rima Hassan. Me Vincent Brengarth a qualifié ce procédé de «contournement d'une gravité extraordinaire».
Rima Hassan avait été mise en garde à vue pour un post sur X faisant référence à Kōzō Okamoto. Ce dernier est l'un des auteurs de l'attaque perpétrée le 30 mai 1972 au nom du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) à l'aéroport de Tel-Aviv, qui avait tué 26 personnes dont un Canadien, huit Israéliens et 17 citoyens américains de Porto Rico.
Me Vincent Brengarth a souligné que l'enquête en «flagrance» ne se justifiait pas dans la mesure où le post avait été supprimé par Rima Hassan «dans une logique d'apaisement» avant son audition jeudi.
Rima Hassan convoquée vendredi devant la police judiciaire de Paris
Au lendemain de sa garde à vue pour «apologie du terrorisme», Rima Hassan a été convoquée ce vendredi 3 avril à la police judiciaire de Paris dans le cadre d’une autre enquête, a-t-on appris de source proche du dossier.
Cette fois, l’eurodéputée LFI est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP). On ignore, pour l’heure, les faits pour lesquels Rima Hassan est convoquée.
La veille, la femme politique avait été placée en garde à vue pour «apologie du terrorisme». Des faits pour lesquels elle sera jugée le 7 juillet 2026.