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Prix du carburant : Sophie Binet réclame la mise en place d'un «prix maximum à la pompe de 1,70 euro»

Sophie Binet compte demander également «l'augmentation du Smic et des salaires, à commencer par celui des aides à domicile» [Dimitar DILKOFF / AFP]

Face à la flambée des prix des carburants, la leader de la CGT, Sophie Binet, a réclamé la mise en place d’un «prix maximum à la pompe» de 1,70 euro. Une demande qui arrive à la veille d’une rencontre décisive entre syndicats et ministres à Bercy. 

Alors que depuis quelques semaines les prix de l'essence et du gazole ont dépassé 2 euros le litre dans les stations de France du fait de la guerre au Moyen-Orient, la patronne de la CGT, Sophie Binet, s’est exprimée sur la situation. «Il faudrait fixer un prix maximum à la pompe, de 1,70 euro par exemple, en limitant les prix de vente des pétroliers», a-t-elle estimé, dans un entretien à Ouest-France publié ce lundi 6 avril. 

Pour la syndicaliste, qui a rendez-vous ce mardi avec d’autres syndicats ainsi que les ministres de l’Économie, du Travail et de l’Énergie, cette dernière rappelle qu’«en mars les traders de TotalEnergies ont spéculé sur la crise et fait un milliard de bénéfices». 

Ces derniers «font des marges énormes et des bénéfices record», a-t-elle pointé du doigt avant d’affirmer également que la CGT plaide ainsi pour «le retour des tarifs réglementés sur les prix du gaz et de l’électricité, fixés en fonction des coûts de production et non du marché». 

Des mesures pour des professions fragilisées 

Mais la secrétaire générale de la CGT ne se limitera pas uniquement au blocage des prix du carburant. Reçue demain vers 17h30 à Bercy, Sophie Binet compte demander également «l'augmentation du Smic et des salaires, à commencer par celui des aides à domicile», avait-elle déclaré plus tôt à l'AFP. 

En effet la hausse des prix de l'énergie vient à fragiliser un peu plus certains professionnels (aides-soignantes, travailleurs du social, médico-social), souvent des femmes, qui ne peuvent se passer de leur véhicule pour travailler. Par ailleurs, une aide à domicile syndiquée à la CGT a lancé une pétition en ligne pour dénoncer la hausse des carburants. Nommée «Je refuse de payer pour travailler», cette dernière a déjà recueilli plus de 50.000 signatures en quelques jours. 

Face à la situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis la semaine dernière que de nouvelles aides «ciblées» seraient annoncées en début de semaine. De son côté, le ministère de l'Économie a annoncé vendredi soir le lancement prochain d'un «prêt flash carburant» avec Bpifrance, destiné à soutenir les petites entreprises les plus exposées à la hausse des prix. 

Vendredi, le gazole se vendait à 2,282 euros le litre en moyenne en France, d'après un calcul AFP réalisé sur les prix rapportés par quelque 8.500 stations à un site gouvernemental, contre 1,72 euro avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.

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